Les biotechs wallonnes ont levé 687 millions d'euros cette année

Miracor Medical vient de boucler un tour de table à 24 millions d'euros. ©anthony dehez

Une année record pour l’écosystème des sciences du vivant en Wallonie avec deux IPO mais aussi une quantité d’appels de fonds. Les investisseurs se bousculent.

Compte tenu des dernières (grosses) opérations annoncées ces dernières semaines et de la levée de fonds de 24 millions de Miracor, l’année 2020 établira un record en matière de levées de fonds pour les entreprises biotech en Wallonie. Selon les montants que nous avons compilés, ce sont pas moins de 687 millions d’euros qui ont été investis dans les entreprises des sciences du vivant wallonnes. La palme revient à Iteos, qui a récolté plus de 300 millions d’euros auprès de la Région wallonne d’abord (15 millions) puis via un placement privé de 125 millions de dollars (114 millions d’euros) et enfin suite à sa récente IPO sur le Nasdaq new-yorkais, qui lui a permis de décrocher 200 millions de dollars (167 millions d’euros). Vient ensuite Hyloris, qui a levé près de 77 millions dans un placement privé et sur Euronext Brussels (61,8 millions), et Mithra, 65 millions via un placement privé, auxquels s’ajouteront encore 50 millions d’engagement de capital dans le cadre d’un deal avec LDA.

La société liégeoise Miracor Medical, spécialisée dans la cardiologie interventionnelle, vient de clôturer un financement de 24 millions d'euros. Un apport d’argent frais qui va permettre à cette société de technologie médicale de terminer ses études cliniques et de préparer la commercialisation, dans un peu plus d’un an, de son dispositif destiné à traiter les patients ayant souffert d’un infarctus aigu. Le financement a été conduit par un nouvel investisseur stratégique rejoint par un co-investisseur, le groupe chinois Yonghua.

L'internationalisation des investisseurs

L’arrivée de ce nouveau co-investisseur chinois démontre l’internationalisation des investisseurs dans l’écosystème lancé par la Région wallonne autour du pôle de compétitivité Biowin, il y a 15 ans. Pour l’essentiel, il s’agit de fonds d’investissement américains et européens, mais aussi de plus en plus asiatiques, japonais, sud-coréens et maintenant chinois. Les régionaux ne sont pas en reste avec  Noshaq notamment, assez active dans le secteur. De même que les privés, souvent des entrepreneurs qui n'en sont pas à leur coup d’essai.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le secteur ne semble pas vouloir s’arrêter en si bon chemin. Depuis la création de Biowin, plus de 2,6 milliards ont été investis dans ce secteur, dont deux tiers en 5 ans. "Les résultats de cette année confirment la croissance exponentielle", pointe Sylvie Ponchaut, Managing Director de Biowin. On parle d’une grosse douzaine d’opérations financières encore en gestation d’ici à la fin de l’année. Avec à la clé près de 2.000 emplois qui devraient s’ouvrir dans les mois à venir.

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