Les grands labos à la recherche d'un modèle économique pérenne

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Depuis plusieurs années, les grands laboratoires tentent de trouver un modèle économique pour assurer leur pérennité. La mise sur le marché de produits moins chers et une forte concurrence sur internet leur rendent la tâche difficile.

La foire aux milliards bat plus que jamais son plein dans le monde de la pharmacie. Fusions, cessions, acquisitions de biotechs, échanges d’activités, introductions en Bourse d’unités, créations de co-entreprise: depuis plusieurs années, les grands laboratoires font flèche de tout bois dans l’espoir de trouver un modèle économique qui puisse assurer leur pérennité.

Les raisons de ce remue-ménage chronique? Elles sont multiples. Sur le segment des produits grand public, on assiste à une mutation, avec la mise sur le marché de produits moins chers et une forte concurrence sur internet. Amazon et les pharmacies en ligne incitent certains groupes à douter de la rentabilité à long terme des produits d’hygiène et de santé sans ordonnance, qui affichent des marges moins élevées que les médicaments sur prescription.

20
milliards de dollars
L’américain Pfizer a ainsi mis en vente officiellement ses actifs de santé grand public. Des enchères dont il espère tirer près de 20 milliards de dollars.

L’américain Pfizer a ainsi mis en vente officiellement ses actifs de santé grand public. Des enchères dont il espère tirer près de 20 milliards de dollars. Celles-ci semblent toutefois menacées après la fin des discussions avec GSK mais également avec Reckitt Benckiser, le numéro 1 mondial des produits d’entretien ménager qui possède aussi en portefeuille les anti-inflammatoires Nurofen ou les préservatifs Durex.

Les médicaments vedette, quant à eux, voient leurs brevets expirer régulièrement. Or, les laboratoires peinent parfois à mettre sur le marché de nouveaux traitements. Les grands groupes essaient donc de rationaliser leurs portefeuilles d’actifs en concentrant leurs efforts sur un nombre plus restreint de segments d’activité.

Autre tactique qui a le vent en poupe: le rachat de sociétés de biotechnologie prometteuses qui, grâce à leur dynamisme et à leur réactivité, poussent l’innovation. On en sait quelque chose en Belgique, où Ogeda, Ablynx et tout récemment TiGenix ont attiré la convoitise de grands groupes internationaux.

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