Les ions carbone, la nouvelle arme d'IBA contre les tumeurs

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IBA lance, ce vendredi en Normandie, le développement d'un système de traitement des tumeurs par faisceaux d'ions carbone. Une solution innovante qui offre des perspectives de croissance à l'entreprise de Louvain-la-Neuve.

IBA , le leader mondial des solutions de protonthérapie pour le traitement du cancer, annonce ce vendredi lancer la conception d’un système de traitement par faisceaux d’ions carbone. Ce projet sera mené à Caen, au sein de sa filiale Normandy Hadrontherapy (NHa), de concert avec plusieurs acteurs publics et privés. L’investissement total dans NHa s’élève à 60 millions d’euros, amenés sous forme de financement en fonds propres et en obligations, dont 7,6 millions à charge d’IBA.

60 millions
euros
L’investissement total dans NHa s’élève à 60 millions d’euros, amenés sous forme de financement en fonds propres et en obligations, dont 7,6 millions à charge d’IBA.

"C'est une solution élégante qui permettra d'accélérer le développement", explique Olivier Legrain, CEO d'IBA. "Il s'agit d'un business model intéressant pour nous. De la sorte, nous nous associons avec d'autres financiers et opérateurs sans endosser tout le risque." Il ajoute que d'autres projets fondés sur les mêmes bases sont actuellement en discussion.

> L'entreprise néolouvaniste possède 39,8% des parts de NHa. Quand l'équipement sera opérationnel, elle pourra le commercialiser à ses clients.

Un intérêt important à l'étranger

Il n'y a aucun système à ions carbone aux Etats-Unis, et seulement deux en Europe.
Olivier Legrain

IBA présente ce nouveau produit comme le "premier système de traitement par ions carbone au monde qui est basé sur la technologie du cyclotron". La thérapie par hadrons utilisant des ions carbone s'avère particulièrement efficace contre un certain type de tumeurs résistantes aux radiations, appelées tumeurs hypoxiques (avec un faible taux d’oxygène tissulaire).

Ce type de cancer ne concerne que 1 à 2% des cas, selon IBA. Mais, les solutions pour les combattre font défaut. "Il n'y a aucun système à ions carbone aux États-Unis, et seulement deux en Europe", explique Olivier Legrain. Pourtant, à terme, le marché mondial pourrait absorber une centaine de machines de ce type. "Il y a beaucoup d'intérêt, aussi parce que l'équipement a un réel intérêt scientifique."

D'un point de vue technique, l'accélérateur du dispositif est un cyclotron isochrone supraconducteur multiparticules de 400 MeV (méga électrons-volts), soit l'engin à la plus haute énergie jamais produit par IBA. La machine est également capable d'accélérer des protons, explique IBA.


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