Les licenciements secs ne seront pas évités chez GSK

La majorité du personnel concerné préfère bénéficier d'une procédure Renault. ©BELGA

Moins de la moitié du personnel-cadre visé par les suppressions d'emplois voulues par GSK sur son site belge a accepté les mesures de départs volontaires.

Les négociations sociales se poursuivent chez GSK, après quelques semaines de pause. Le géant de la pharma avait indiqué début février sa volonté de lancer, pour ses activités belges, un plan de transformation qui passe par la suppression de maximum 720 emplois, dont majoritairement des cadres. Des mesures avaient été mises sur la table pour favoriser les départs volontaires et éviter des licenciements secs, mais elles ne semblent pas séduire.

145
employés
Sur les 317 membres du personnel-cadre visés par ce plan, seuls 145 ont accepté les mesures de départs volontaires.

Selon un syndicat, interrogé dans La Libre Belgique, la proposition a été faite à 317 membres du personnel-cadre et seuls 145 ont accepté. "Pour ces cadres, tous visés par le licenciement collectif, il est en effet plus avantageux, en matière d'indemnités de départ, de rester sous le coup de la procédure Renault", explique le permanent SETCa, Ludovic Calonne.

Employés plus enclin à accepter

"Il y aura donc des licenciements forcés, surtout chez les cadres, et je le déplore fortement."
Ludovic Calonne
SETCa

La situation semble différente dans le rang des employés, parmi lesquels une majorité aurait accepté les propositions. Soixante-huit ont décidé de quitter l'entreprise. Dix-sept personnes devraient toutefois être licenciées.

"Il y aura donc des licenciements forcés, surtout chez les cadres, et je le déplore fortement. J'espère pouvoir les éviter chez les employés", poursuit le syndicaliste.

Enfin, même si les ouvriers ne sont pas touchés par ce plan, GSK avait quand même proposé des mesures de départs volontaires à 50 d'entre eux. Quarante-sept auraient accepté.

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