Les trois axes de la relance de Galapagos

Galapagos a fait le ménage dans son portefeuille de candidats médicaments. ©Felix Kalkman

Après une descente aux enfers, Galapagos tente de se réinventer et a fixé ses priorités. La biotech va, notamment, se mettre à la recherche d'une "opportunité de transformation."

Galapagos est au milieu du gué. Après avoir subi une série de revers qui ont lourdement matraqué sa valorisation boursière et réduit drastiquement ses horizons, la biotech doit se repenser pour prendre un nouveau départ. Elle dispose pour cela de différents, atouts dont une imposante réserve de cash de 5,1 milliards d’euros.  

Jeudi soir, Galapagos a dévoilé les principaux axes de sa nouvelle stratégie. Elle a tout d’abord fait le ménage dans son pipeline de candidats médicaments ne conservant que ceux qui ont de véritables chances de succès dans ses domaines thérapeutiques de prédilection, l’inflammation et la fibrose. Et cela, tout en préparant le lancement commercial du filgotinib en Europe, dont elle attend les premières ventes pour la fin de l’année.

"Nous pensons que notre position de liquidités conséquente, nos équipes d’experts et notre solide base scientifique nous placent en bonne position pour notre croissance future."
Onno van de Stolpe
CEO de Galapagos

Plan d'économies

Un pipeline plus ramassé, permettra ensuite à la biotech de réaliser des économies qu’elle évalue à 150 millions d’euros par an. La moitié sera intégrée en 2021 avec, comme conséquence, une prévision de dépense de cash ("cash burn") comprise entre 580 et 620 millions d’euros cette année.

"Les principaux objectifs de Galapagos dans le proche avenir vont tourner autour de la commercialisation du filgotinib et de la mise en place d’un rebond en créant de la valeur à partir du pipeline restant", estime Thomas Guillot, de Degroof Petercam ("conserver"; 73 euros). Concernant ce dernier, l’analyste ne s’attend pas à des inflexions de valeur avant 2022. En dehors du filgotinib, le portefeuille est, en effet, à un stade de développement relativement précoce et demande plus de maturité.

"De tels actifs sont rares, onéreux et très recherchés par les concurrents."
Lenny Van Steenhuyse
Analyste chez KBC Securities

Opportunité de transformation

Enfin, le troisième axe de la stratégie va reposer sur l’identification et l’exécution d’une "opportunité de transformation", entendez par là une acquisition ou un partenariat. "Nous pensons que notre position de liquidités conséquente, nos équipes d’experts et notre solide base scientifique nous placent en bonne position pour notre croissance future" a résumé Onno van de Stolpe, le CEO de Galapagos.

Reste qu’une "opportunité de transformation" ne se trouve pas sous le pas d’un cheval. Comme le note Lenny Van Steenhuyse, de KBC Securities ("conserver"; 85 euros), bien que cela pourrait, en effet, combler le manque d’actifs à un stade avancé dans le portefeuille de Galapagos, "de tels actifs sont rares, onéreux et très recherchés par les concurrents."

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés