Marc Coucke investit dans un labo "do-it-yourself" rapide

©BELGA

Le centre de nanoélectronique Imec va développer une plate-forme technologique, miLab, afin de mener rapidement des analyses cliniques. Un premier tour de table a permis de lever 60 millions d’euros.

Imec, spin-off de la KUL spécialisée dans la recherche en nanotechnologie, et l’institut de recherche américain Johns Hopkins vont développer une nouvelle plate-forme technologique aux côtés des serial entrepreneurs Marc Coucke et Michel Akkermans. Une nouvelle entreprise, miDiagnostics, va développer et commercialiser miLab.

De 10 à 20 euros

L’idée qui sous-tend cette plate-forme? Analyser des tests sanguins en une quinzaine de minutes et transmettre les résultats aux patients et/ou aux médecins. Le tout grâce à une clé USB et pour un prix de 10 à 20 euros. Ce laboratoire médical complet contenu sur une puce de quelques centimètres carrés pourra analyser les molécules et cellules des sécrétions corporelles (une goutte de sang), et donner les informations relatives à l’ADN, aux protéines, virus… Grâce à une simple piqûre, on pourra rapidement savoir si un patient est contaminé par Ebola, le VIH ou encore l’hépatite.

"Le diagnostic médical est à l'aube d'une révolution vers une plus grande efficacité"
Luc Van Den Hove
CEO de IMEC

"Actuellement, il faut un à deux jours pour obtenir les résultats d’une analyse de sang. Ce n’est pas efficace, explique Luc Van Hove. Il faut comparer cela aux énormes ordinateurs nécessaires il y a des années pour effectuer des opérations complexes. Aujourd’hui, cela se produit sur une simple puce intégrée dans un smartphone. Nous vivons la même évolution dans le diagnostic médical. Les grands labos d’analyse vont se réduire à un PC sur le bureau du médecin!"

Un premier tour de table a permis de lever 60 millions d’euros. Flairant un réel potentiel, le milliardaire Marc Coucke y investit 29,5 millions d’euros, a-t-il dévoilé jeudi lors de la présentation de miLab. Outre Marc Coucke, Michel Akkermans (à hauteur de 12,5 millions d’euros), la société d’investissement flamande VPM (10,4 millions), Imec et l’université Johns Hopkins y investissent également pour atteindre les 60 millions d’euros de capital de départ, soit la plus importante capitalisation de start-up dans l’histoire de la Flandre, selon le CEO d’Imec, Luc Van den Hove.

Ambitions mondiales

Le siège de la nouvelle société qui affiche des ambitions mondiales sera localisé à Heverlee et embauchera, à court terme, 50 personnes hautement qualifiées, ingénieurs et personnel médical. Un tiers d’entre eux devraient être délocalisés à Baltimore dans les locaux de Johns Hopkins.

La commercialisation du produit devrait débuter dans les trois à cinq ans, le temps nécessaire pour développer la plateforme. D’ici un an et demi à deux ans, un nouvel appel de fonds sera nécessaire.

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