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Semestre "historique" pour Mithra grâce aux ventes de sa pilule Estelle

Leon Van Rompay, le CEO de Mithra, peut avoir le sourire. La pilule Estelle est notamment parvenue à percer aux États-Unis. ©Valentin Bianchi / Hans Lucas

Mithra a déjà engrangé 6,3 millions d'euros des premières ventes de sa pilule Estelle. Son chiffre d’affaires est cependant resté modeste au premier semestre.

Mithra a déjà engrangé quelque 6,3 millions d'euros des premières ventes et livraisons commerciales de sa pilule contraceptive Estelle, a indiqué, ce vendredi, le spécialiste liégeois de la santé féminine à l’occasion de la publication des résultats du premier semestre de l’année en cours.

Le contraceptif oral Estelle, basé sur l’œstrogène naturel estétrol E4, a été mis sur le marché au cours du deuxième trimestre 2021 aux États-Unis, au Canada et en Europe, ce qui couvre plus de 80% du marché mondial de la contraception, a rappelé la société biopharmacetique liégeoise.

-31,9
millions
L'ebitda de Mithra est resté quasiment stable à -31,9 millions d'euros, contre -30 millions d'euros au premier semestre 2020.

"Ces six millions de revenus d’Estelle sont la preuve que le lancement commercial aux États-Unis a déjà pesé sur les revenus de la société", a indiqué Christophe Maréchal, le CFO de la société.  Selon Mithra, quelque 290 millions d'euros de cash devront encore être collectés dans le futur avec les jalons liés à l'octroi de licences et aux ventes des partenaires Estelle.

Augmentation des dépenses de R&D

Si les ventes de la pilule Estelle semblent bien parties, le chiffre d’affaires pour les premiers mois est resté modeste, à 12,1 millions d’euros, un montant néanmoins supérieur à la période précédente (2,5 millions) et supérieur au consensus des analystes (5 millions).  

L'ebitda est resté quasiment stable à -31,9 millions d'euros, contre -30 millions d'euros au premier semestre 2020, malgré l'augmentation des dépenses de R&D. Celles-ci ont augmenté de 28% pour atteindre 32,9 millions d'euros. "Ces dépenses de R&D sont bien entendu le résultat de la montée en puissance des activités dans le cadre de la Phase III Donesta", a commenté l’entreprise dans son communiqué.

Pertes en hausse

Par contre, la perte nette s’est creusée à 54,9 millions d'euros pour les six premiers mois de 2021, alors qu’elle s’élevait à 34,0 millions d'euros pour les six premiers mois de 2020.

Mithra n'envisage pas de mener d'autres développements cliniques dans le domaine du Covid-19.

Mithra dispose d’une trésorerie de 56 millions d'euros qui, ajoutée aux 67 millions d'euros d'engagement de capital et de lignes de crédit disponibles, "représente un montant total dépassé seulement en 2020 après à la fois une augmentation de capital et une émission d'obligations convertibles", selon la société.

Essais covid

Dans un communiqué séparé, Mithra indique par ailleurs que l'estétrol, qui a été testé lors d’un essai clinique visant à démontrer son éventuelle efficacité contre le Covid-19, n'a pas montré de différences par rapport au placebo sur le critère d'évaluation primaire de l'étude. Si la société souligne qu’elle continue à explorer en profondeur les données, elle précise qu’à ce stade, elle "n'envisage pas de mener d'autres développements cliniques dans ce domaine".

Chez Mithra, on relativise fortement ces résultats en soulignant que ces premières données chez des patients avec comorbidités, hommes et femmes, confortent le profil de sécurité unique de l'estétrol, et que cette étude clinique avec 175 patients n’a pas représenté une charge financière importante.

En début de semaine, Mithra avait également abandonné le développement de son produit PeriNesta contre les effets néfastes de la périménopause, en indiquant vouloir adopter une autre stratégie sur ce segment encore inexploré par les compagnies pharmaceutiques.

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