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Novadip progresse dans la reconstruction osseuse

Spin off de l’UCL, Novadip a développé un procédé révolutionnaire de reconstruction des os à partir de cellules-souches puisées dans les graisses du patient. ©novadip

La biotech wallonne a enregistré des résultats cliniques très encourageants pour son produit candidat ciblant les grosses fractures non cicatrisantes.

Bonne nouvelle pour Novadip Biosciences: la biotech de Mont-Saint-Guibert active dans la thérapie cellulaire a enregistré des résultats très encourageants pour son produit candidat destiné à réparer les fractures de grande taille non cicatrisantes des membres inférieurs chez l'adulte. 

Sur les neufs patients incorporés dans le cadre de l'étude clinique exploratoire, qui se déroule essentiellement sur des sites belgo-luxembourgeois, "cinq ont été confrontés après six mois à une amélioration significative de leur condition, avec des résultats radiologiques extrêmement importants", explique le CEO et directeur scientifique (CSO) de l’entreprise, Denis Dufrane. "Ce sont des patients qui avaient subi de gros traumatismes, des défauts osseux de taille importante et qui, malheureusement, avaient déjà eu des échecs thérapeutiques au niveau chirurgical." Aucun signal de sécurité lié au produit n'a été signalé.

Une plasticine osseuse

Spin off de l’UCL, Novadip a développé un procédé révolutionnaire de reconstruction des os à partir de cellules-souches puisées dans les graisses du patient. Cette technologie autologue (le sujet est son propre donneur) consiste à prélever un peu de tissu adipeux au niveau de l'abdomen, qui est ensuite transformé en une sorte de plasticine osseuse réinjectée dans les fractures récalcitrantes.

Ces données intermédiaires autorisent la biotech à envisager rapidement une autre indication avec son produit.

Les résultats définitifs de cette étude de phase 1/2 seront publiés au cours du deuxième trimestre de l'année prochaine, le dernier patient venant seulement d’être enrôlé et un suivi d'un an étant nécessaire.

D'autres indications

Ces données intermédiaires autorisent néanmoins la biotech wallonne à envisager rapidement une autre indication avec son produit, à savoir la pseudarthrose congénitale du tibia en pédiatrie, "une indication importante, car elle se termine malheureusement souvent par une amputation chez les enfants touchés", indique Denis Dufrane, selon qui "cette étude-ci, avec un produit qui est la pierre angulaire de notre plateforme, démontre que notre programme clinique est à maturité".

L’entreprise dispose par ailleurs d’un autre produit candidat en phase d’étude clinique 1/2. Ce produit autologue de première génération cible les fusions vertébrales complexes. Novadip envisage également d’autres indications avec sa plateforme, dans le domaine de la peau

"Cette étude démontre que notre programme clinique est à maturité."
Denis Dufrane
CEO et cofondateur de Novadip

Cofondateur de la société, Denis Dufrane a repris les rênes de l’entreprise au début de l’année, succédant à Jeff Abbey. Le conseil d’administration est présidé par Éric Pâques, ancien CEO de l’entreprise pharmaceutique allemande Grünenthal.

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