Novartis change de patron

©REUTERS

Le directeur général de l'entreprise pharmaceutique suisse a exprimé son souhait de quitter le navire. Il va être remplacé au début de l'année 2018.

Après huit années de service, Joseph Jimenez va quitter son poste de directeur général du géant pharmaceutique suisse, Novartis

Il sera remplacé par Vasant Narasimhan, médecin chef et directeur mondial du développement des médicaments au sein du groupe. Né en 1976, ce diplômé de Harvard a rejoint Novartis en 2005. "Tant sur le plan professionnel que personnel, le moment est idéal pour confier la direction de la société à Vas", a déclaré Joseph Jimenez, expliquant que le pipeline de nouveaux médicaments de Novartis était solide tandis que le portefeuille de produits a été recentré sur ses activités clés.

"Je dirige Novartis depuis huit ans et je ne pense pas qu'un directeur général doive rester beaucoup plus longtemps que cela."
Joseph Jimenez
CEO démissionnaire de Novartis

Le départ de Joseph Jimenez sera effectif le 31 janvier 2018. L'homme rejoindra la Silicon Valley pour une retraite dorée après avoir passé 10 années en Suisse. Il n'a pas donné d'indications sur ses projets pour l'avenir. Il s'intéresse toutefois de près à l'association de la biologie et de la technologie, a-t-il expliqué. La Californie, où il compte retourner, est la région idéale pour explorer cette piste, a-t-il fait valoir.

Vers un retour de la croissance chez Novartis

Joseph Jimenez restera CEO de Novartis jusqu'à la fin du mois de janvier 2018 ©REUTERS

La semaine dernière, Joseph Jimenez avait obtenu aux Etats-Unis l'homologation d'un traitement contre la leucémie, qui ouvre la voie à une nouvelle thérapie génétique. Il quitte Novartis sans être parvenu à ce que le groupe renoue avec une croissance des ventes désormais prévue pour 2018.

Sous sa houlette, le groupe s'est tout de même recentré sur ses activités internationales. Il avait cédé ses vaccins (hors antigrippaux) à GlaxoSmithKline, en échange de médicaments en oncologie, et créé une co-entreprise pour les médicaments sans ordonnances, se recentrant ainsi sur ses nouveaux médicaments, l'ophtalmologie et les traitements génériques par le biais de sa filiale Sandoz.

Durant son mandat, Novartis a également lancé de nombreux nouveaux médicaments alors que deux de ses principaux produits, le médicament contre l'hypertension Diovan et l'anticancéreux Glivec, ont vu leur brevet expirer. Le sort d'Alcon, la branche de Novartis dédiée à l'ophtalmologie, sur laquelle le groupe est en train de soupeser ses options, n'a pas encore été tranché. "Pour l'instant, il n'y a pas de changement dans la stratégie", a précisé le président de Novartis, Joerg Reinhardt, pointant qu'il ne fallait pas attendre d'évolution "significative" durant la période de transition.

Dans les premiers échanges, l'action Novartis cédait 0,62% à 80,35 francs suisses alors que l'indice SMI des valeurs phares de la Bourse suisse perdait 0,76%.
Stefan Schneider, analyste chez Vontobel, a estimé que le choix du nouveau CEO an n'était "pas surprenant", compte tenu de sa solide expérience médicale.

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