Novartis va aider Pfizer et BioNTech à produire leur vaccin anti-Covid

Novartis avait cédé en 2005 la plupart de ses vaccins au géant britannique GSK. ©REUTERS

Le géant pharmaceutique suisse Novartis a annoncé ce vendredi avoir signé un accord pour aider à la production du vaccin contre le Covid-19 de Pfizer-BioNTech, pour faire face à la pénurie.

Une - petite - bonne nouvelle de plus sur le front des vaccins : le laboratoire suisse Novartis va mettre à disposition de l'alliance BioNTech/Pfizer des capacités de production de son usine de Stein, près de Bâle, pour la production de leur vaccin contre le Covid-19. Un accord en ce sens a été conclu avec la biotech allemande à l'origine de la mise au point de ce vaccin.

La mise en production doit débuter au deuxième trimestre 2021 et les premières livraisons devraient être disponibles le trimestre suivant, selon un communiqué de la multinationale rhénane vendredi.

Des perturbations

La conclusion de cet accord de sous-traitance survient alors que se multiplient les craintes autour de perturbations dans la livraison prévue de vaccins en provenance de Pfizer/BioNTech, mais aussi du britannique AstraZeneca. Des retards ont également été signalés en France et en Italie du côté de la biotech américaine Moderna, qui a fourni le deuxième vaccin approuvé aux USA et en Europe.

Pfizer et BioNTech avaient déjà conclu en début de semaine un accord avec le français Sanofi.

Pfizer et BioNTech avaient déjà conclu en début de semaine un accord avec le français Sanofi, pour accélérer le conditionnement de leur produit. Sanofi donnera l'accès à son outil de production afin de produire plus de 125 millions de doses du vaccin en Europe. Les lots seront distribués par les installations de production de Sanofi situées à Francfort à partir de l'été 2021.

Novartis absent

Passé largement à côté de la lutte contre la pandémie de Covid-19 avec ses propres produits, le laboratoire suisse Novartis avait déjà proposé en octobre dernier ses services à la modeste biotech zurichoise Molecular Partners, qui a, elle, identifié un antiviral prometteur. Novartis a ajouté sans plus de précisions être en discussion avec d'autres groupes pharmaceutiques.

Lors d'une grande réorganisation de ses activités en 2015, Novartis avait cédé ses vaccins au géant britannique GSK à l'exception de ses vaccins antigrippaux qui avaient été vendus au laboratoire australien CSL.

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