Nyxoah va développer un nouveau dispositif contre l’apnée obstructive

Olivier Taelman, CEO: "Nyxoah veut avoir plusieurs fers au feu."

La société wallonne a conclu un accord avec une université américaine pour développer un appareil de nouvelle génération contre l'apnée obstructive du sommeil. Elle réfléchit à accélérer son introduction sur le Nasdaq.

Nyxoah met en route un nouveau projet: la société de technologie médicale wallonne a conclu un accord avec une université américaine sur les technologies de neurostimulation de nouvelle génération pour le traitement de l'apnée obstructive du sommeil (AOS).

Cotée sur Euronext Bruxelles depuis septembre, Nyxoah vient de signer un accord de licence exclusif avec l'Université Vanderbilt (Nashville, Tennessee), qui lui donnera accès aux nouvelles technologies de neurostimulation pour le traitement des troubles respiratoires du sommeil inventées par le docteur David T. Kent. L'accord prévoit que Nyxoah aura le droit exclusif d'utiliser la nouvelle technologie une fois que les brevets seront délivrés.

Comment ça fonctionne

Nyxoah a déjà un premier équipement mature: elle a créé un implant miniature que l'on place sous le menton du patient moyennant une petite incision. Appelé Genio, le dispositif est complété, la nuit, par un patch supportant le système d’activation amovible. L’ensemble agit par neurostimulation pour maintenir les voies respiratoires supérieures ouvertes pendant le sommeil. 

"On va investir et si on réussit, cela nous donnera un avantage énorme vis-à-vis de nos concurrents."
Olivier Taelman
CEO de Nyxoah

Le dispositif, qui a déjà reçu le marquage CE, sert à combattre les apnées obstructives du sommeil modérées à sévères, qui sont associées à des risques cardiovasculaires et à d’autres troubles importants.

"Plusieurs fers au feu"

Le Genio fait déjà l'objet d'un remboursement en Allemagne et Nyxoah est en contact avec d'autres pays européens pour y obtenir également une intervention des organismes payeurs. Par ailleurs, une étude clinique a débuté aux USA, avec un premier patient implanté début janvier.

"Nous voulons avoir plusieurs fers au feu", fait valoir Olivier Taelman, le CEO de Nyxoah. "D'un côté, on augmente les performances de notre stimulateur actuel, en l'orientant encore plus vers le patient. D'un autre côté, on prépare l'avenir. Suite à cet accord, on va développer un nouveau neurostimulateur. On va investir et si on réussit, cela nous donnera un avantage énorme vis-à-vis de nos concurrents. Mais cela prendra encore du temps."

De nouveaux horizons technologiques

Selon Olivier Taelman, l'accord qui vient d'être signé pourrait déboucher soit sur un nouvel appareil indépendant, soit sur un équipement qui pourrait être combiné avec l'actuel Genio. "Il est trop tôt pour se prononcer. Mais cela ouvrira de nouveaux horizons dans le domaine des technologies de neurostimulation", avance le CEO. Selon lui, l'objectif est de s'adresser aux patients qui ne répondent à aucune des thérapies existantes, que ce soit celle de Nyxoah ou de ses concurrents.

78
collaborateurs
Le personnel de Nyxoah est passé de 44 collaborateurs au moment de l'IPO à 78 à la fin de l'année.

La société belge a accepté de payer à l'université des montants initiaux ainsi que des paiements d'étapes en fonction des avancées. Le contrat prévoit également des redevances sur les futures ventes.

Depuis son entrée sur Euronext, Nyxoah, dont le siège est à Mont-Saint-Guibert, poursuit son développement interne. Elle a fait construire un deuxième centre de production à Liège, en plus de celui qui existe déjà en Israël, afin d'assurer une double source d'approvisionnement.

Développement aux États-Unis

Le personnel de la société est passé de 44 collaborateurs au moment de l'IPO à 78 à la fin de l'année. Nyxoah prévoit d'embaucher une quarantaine de personnes, surtout pour le développement aux USA, qui devrait être le premier marché quand le Genio y sera autorisé.

Les États-Unis intéressent grandement l'entreprise, puisque celle-ci envisage une inscription sur le Nasdaq. Olivier Taelman avoue d'ailleurs réfléchir à accélérer une entrée sur la bourse américaine des valeurs en forte croissance en raison des perspectives du marché et du développement du principal concurrent américain.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés