OneLife lance ses enzymes contre les bactéries en milieu hospitalier

©BSIP

Une étude menée avec le CHU de Liège a mis en évidence la supériorité du nettoyage d’appareils médicaux grâce aux solutions enzymatiques. Un bel argument pour OneLife, la spin out biomédicale du spécialiste de l’hygiène Realco.

Il n’y a pas péril en la demeure, mais le phénomène prend quand même une certaine ampleur : malgré les efforts effectués par les hôpitaux, le taux de maladies nosocomiales reste assez élevé en Belgique. Et l’utilisation accrue de certains instruments invasifs comme les endoscopes réclame des solutions de nettoyage et de désinfection de plus en plus rigoureuses.

Une des solutions prônée par les spécialistes et les autorités repose sur l’utilisation d’enzymes. Ces protéines naturelles non-vivantes arrivent à désintégrer le biofilm, une matrice organique qui protège les accumulations de bactéries et leur permet de résister aux solutions classiques de nettoyage.

"Nous nous positionnons comme partenaire à haute valeur ajoutée des médecins, dentistes et vétérinaires"
Gordon Blackman
Président de OneLife

Une étude comparative menée au CHU de Liège vient de démontrer la supériorité de la méthode des enzymes pour nettoyer différents types d’endoscopes. Une douzaine d’appareils (colonoscopes, duodénoscopes, etc) ont ainsi été nettoyés avec un détergent enzymatique et avec un détergent non-enzymatique pendant plusieurs mois. Ces tests ont montré que le détergent enzymatique générait des résultats significativement supérieurs en termes de propreté.

Prolifération des bactéries

Créée en 2015, OneLife, la spin out biomédicale du spécialiste de l’hygiène Realco, travaille au développement de ces produits enzymatiques destinés au milieu de la santé. La jeune société, qui a collaboré à l'étude du CHU, estime pouvoir faire la différence dans la lutte contre les maladies nosocomiales et la prolifération de bactéries indésirables grâce à l’expérience acquise par Realco depuis 20 ans dans les traitements des biofilms.

OneLife a déjà élaboré des produits spécifiquement adaptés au milieu hospitalier -en tenant compte notamment des bactéries particulières qui y sont présentes- et aux applications médicales à hauts risques, comme la stérilisation des dispositifs médicaux et le nettoyage des endoscopes. Sa technologie semble promise à un beau succès puisque son chiffres d’affaires, qui s’élevait à 350.000 euros en 2018 (dans 12 pays), devrait atteindre le demi-million cette année (avec des ventes dans 22 pays), " avant de doubler l’année prochaine et de tripler l’année suivante ", fait valoir le CEO de l’entreprise, Sébastien Goenen. Ce dernier espère arriver en 2022 à des ventes de 6 à 7 millions d'euros, réparties dans une quarantaine de pays.

Dentistes et vétérinaires

Si le CEO peut se montrer aussi optimiste, c’est non seulement parce les produits de OneLife sont basés sur une technologie assez disruptive par rapport à des solutions de nettoyage classiques, mais également parce que leur utilisation pourrait bien s’étendre dans le milieu médical. 

" Depuis le début, avec le concours des meilleures universités du pays, nous nous positionnons au niveau international comme partenaire à haute valeur ajoutée des médecins, dentistes et vétérinaires"  explique de son côté Gordon Blackman, président de Realco et de OneLife. " Nous commençons à travailler également à une utilisation de nos produits pour lutter contre les infections liées aux prothèses dentaires et orthopédiques, qui sont souvent graves, pénibles et très difficiles à traiter ". L’entreprise, située sur le même site que sa maison mère à Louvain-La-Neuve, a déjà lancé des projets de recherche en la matière, mais en est pour l’instant au stade de la recherche animale.

Située sur le même site que sa maison mère, 

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