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Plusieurs scénarios restent possibles pour Promethera

Promethera a renoué avec les problèmes à cause d'un investisseur chinois qui n'a pas tenu ses engagements. ©Promethera

Le CEO appelle les anciens investisseurs à envisager la piste d'un closing à 10 millions, y compris après une éventuelle faillite.

Si un investisseur privé semble prêt à injecter 5 millions d'euros dans Promethera, plusieurs autres scénarios, y compris les plus minimalistes, ne sont pas à exclure pour assurer le futur de la biotech wallonne aujourd'hui en grande difficulté.

Ces dernières semaines, la biotech spécialisée dans la thérapie cellulaire des maladies du foie a renoué avec les problèmes à cause d'un investisseur chinois qui n'a pas tenu ses engagements. La société a dû introduire un aveu de faillite, qui devait être traité par le tribunal de l'entreprise du Brabant wallon ce lundi. Mais un investisseur privé – dont l'identité n'est pas connue à ce stade – a laissé entendre qu'il pourrait apporter au moins 5 millions d'euros. "Cet investisseur, qui n'est pas nécessairement associé au consortium précédent, a ses propres conditions qui doivent encore être acceptées par la Région wallonne", nous a rappelé le fondateur et actuel CEO de la société, Etienne Sokal.

"Il y a d'autres discussions en cours. Nous avions des investisseurs pour 20 millions. Nous en avons donc encore pour dix millions", poursuit Etienne Sokal. "La seule chose, c'est qu'il faudrait que ces anciens investisseurs, qui sont principalement Fund+ et la Région wallonne, prennent le risque de faire un premier closing à 10 millions, que ce soit post-faillite ou dans le cadre de la société actuelle. S'ils le font, d'autres vont suivre. Ils pourraient faire valoir qu'ils ne veulent plus de cette ancienne Procédure en Réorganisation judiciaire - qui prévoyait de grosses obligations envers les anciens actionnaires et créanciers - et qu'ils sont prêts à relancer la société après la faillite. Dans ce dernier cas, ils auraient même 100% de la nouvelle société. Ils pourraient racheter en valeur de faillite une société qui vaut 60 millions. Et cela pourrait attirer de nouveaux investisseurs qui ne seraient plus rebutés par les conditions de la PRJ".

"Ce qui est vraiment dommage, c'est que cette étude fonctionne très bien."
Etienne Sokal
Fondateur et CEO de Promethera

Le nouvel apport de fonds doit permettre de soutenir le développement clinique (phase IIB) d'HepaStem, un traitement visant l'insuffisance hépatique aiguë compliquant une maladie chronique du foie (ACLF). "Ce qui est vraiment dommage dans tout cela, c'est que cette étude fonctionne très bien. Avec un minimum de 15 millions, on arrivait à une création de valeur. On avait parlé de 20 millions pour être certain de faire face aux aléas éventuels. On était en pourparlers avec d'autres sociétés, mais on n’a pas eu le temps vu que les Chinois nous ont laissé tomber de façon inattendue", conclut le CEO.

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