Pourquoi Galapagos flanche encore en bourse

Galapagos, dirigée par Onno van de Stolpe, disposait, fin septembre, d'un matelas de cash de 5,3 milliards d'euros. ©Photo News

Malgré des chiffres trimestriels sans surprise et un accord de collaboration avec une biotech polonaise, Galapagos perdait 5% en bourse ce vendredi matin. Explications.

Certes, le marché a toujours raison, mais là on ne voit pas très bien pourquoi Galapagos cédait 5% ce vendredi en début de séance, enfonçant encore davantage son triste bilan annuel en bourse (-45%). À moins que…

Hier soir, la biotech a fait deux annonces. La première portait, comme prévu, sur ses résultats trimestriels et la seconde sur une nouvelle collaboration.

Nouvel actif

Du côté des chiffres, aucune surprise, comme le souligne Lenny Van Steenhuyse, de KBC Securities ("acheter"; 138 euros). Pour les neuf premiers mois de 2020, les revenus s’élèvent à 368,6 millions d’euros. Ils sont en ligne avec les attentes et proviennent principalement de la collaboration avec Gilead. La société a par ailleurs confirmé sa prévision de dépenses en cash dans une fourchette de 490 à 520 millions d’euros pour 2020. Quant à la trésorerie, elle atteignait, fin septembre, 5,3 milliards d’euros.

5,3 milliards
euros
Fin septembre, les liquidités de Galapagos atteignaient 5,3 milliards d'euros.

Galapagos a donc aussi annoncé un accord de collaboration et de licence exclusif avec la biotech polonaise OncoArendi Therapeutics. En échange d’un premier paiement de 25 millions d’euros et de paiements d’étape éventuels pouvant totaliser 320 millions d’euros, Galapagos va intégrer dans son pipeline de développement l’OATD-01, un inhibiteur de chitinase qui sera testé en phase II pour le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique. "Nous applaudissons cet effort d’ajouter des actifs cliniques au pipeline via des collaborations", se réjouit l’analyste de KBC Securities.

Sur le front de la FDA

Alors finalement, pourquoi l’action Galapagos fait-elle grise mine ce matin? Eh bien sans doute car Galapagos n’a pas fait d’annonce majeure concernant le fameux dossier de commercialisation du filgotinib pour le traitement de l’arthrite rhumatoïde, bloqué aux États-Unis par la FDA qui a demandé des résultats complémentaires. La biotech malinoise se borne à préciser qu’elle espère "plus de clarté dans les mois à venir".

"Nous applaudissons cet effort d’ajouter des actifs cliniques au pipeline via des collaborations."
Lenny Van Steenhuyse
Analyste chez KBC Securities

Benoit Louage, de Degroof Petercam, signale que Gilead, le partenaire de Galapagos, va rencontrer la FDA à ce sujet plus tard cette année. "Le résultat de cette réunion pourrait modifier la perspective de Gilead en ce qui concerne la commercialisation du filgotinib aux USA."

Pour la valorisation, il a échafaudé quatre scénarios qui vont du feu vert pour les doses de 100 mg et de 200 mg à la pire hypothèse, qui verrait Gilead quitter complètement l’accord de licence pour le filgotinib avec un risque baissier de 25%. Il a réduit son objectif de cours à 110 euros, contre 115 euros avant. La recommandation reste à "conserver".

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