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Pourquoi ThromboGenics a bu la tasse

Patrick De Haes, CEO de ThromboGenics ©Emy Elleboog

Le traitement de maladies oculaires de la biotech louvaniste n'a rapporté que 8,8 millions d'euros aux Etats-Unis l'an dernier, contre 20,2 millions en 2013. ThromboGenics table sur un léger accroissement du nombre de patients traités avec ce produit permettant d'éviter une intervention chirurgicale.

Au lendemain de la publication des résultats de Thrombogenics , le cours de l'action a plongé.

"2014 a été une annus horribilis pour Thrombogenics. Et la barre pour les ventes de Jetrea aux Etats-Unis cette annnée a été placée plus bas à 4.000 injections contre 6.000", explique notamment Jan De Kerpel, analyste de KBC Securities.

"2014 a été une annus horribilis pour Thrombogenics. Et la barre pour les ventes de Jetrea aux Etats-Unis cette annnée a été placée plus bas à 4.000 injections contre 6.000."

En effet, depuis le début 2013, ThromboGenics commercialise le Jetrea, un traitement permettant de soigner la traction et l'adhérence vitréomaculaire (VMT/VMA), une maladie liée à l'âge qui entraîne un décollement de la rétine. Mais convaincre les ophtalmologues de passer de l'intervention chirurgicale à l'administration de ce traitement n'a rien d'une sinécure.

Le marché américain, sur lequel la biotech louvaniste fonde ses plus gros espoirs - plus de 250.000 patients y seraient susceptibles d'être soignés au Jetrea -, reste toujours aussi difficile à convaincre. En 2013, ThromboGenics avait déçu les investisseurs en présentant un chiffre de ventes plafonnant à 20,2 millions d'euros. Les 8,8 millions faméliques empochés l'an dernier s'apparentent à une dégelée. Le nombre de patients est en effet passé de 7.000 en 2013 à 3.200 l'an dernier.

Hors des Etats-Unis, c'est le partenaire suisse Alcon, numéro un mondial de l'ophtalmologie, qui se charge de la commercialisation du Jetrea.

7 euros
KBC Securities réduit son objectif de cours sur Thrombogenics à 7 euros contre 9 euros avant. Le conseil reste à "conserver".

Les comptes de la société ne sont pas plus réjouissants, au contraire. Le chiffre d'affaires plafonne à 13,8 millions d'euros, soit... 99 millions de moins qu'en 2013. Et le bénéfice net de 26,4 millions engrangé alors s'est mué en perte de 51,1 millions en 2014.

Patrick De Haes, le CEO de ThromboGenics, l'admet: 2014 a été une année difficile. "La baisse de nos ventes de Jetrea aux Etats-Unis s'explique par des doutes sur la sécurité du Jetrea et par une demande des chirurgiens ophtalmologues d'un surcroît d'inforrmations sur le type de patients pour lesquels le Jetrea est le plus indiqué", souligne-t-il dans un communiqué.

Pour cette année, ThromboGenics espère un léger redémarrage, avec 3.500 à 4.000 patients traités contre 3.200. Avec la force du dollar par rapport à l'euro, la biotech espère voir son chiffre d'affaires remonter à 15 millions d'euros.

A plus long terme, la biotech louvaniste mise sur une extension de l'usage du Jetrea au traitement d'autres maladies. ThromboGenics compte lancer cette année la phase 2 des essais cliniques de l'utilisation du Jetrea pour traiter la rétinopathie diabétique.

A la fin de 2014, la société possédait encore 127,1 millions d'euros de liquidités, soit 21,7 millions de moins que fin juin et 47 millions de moins qu'un an plus tôt. Mais une augmentation de capital n'est pas à l'ordre du jour. ThromboGenics estime avoir "les ressources financières nécessaires pour soutenir la commercialisation du Jetrea aux Etats-Unis et la recherche de nouvelles indications et pour lan cer de nouveaux projets de recherche".

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