Quality Assistance, le support essentiel des grands de la pharma

Nathalie et Philippe Draux, COO et CEO de Quality Assistance ©Anthony Dehez

Spécialisée dans les services de recherche pour le compte de sociétés pharmaceutiques, Quality Assistance s’est donné pour objectif de travailler sur 500 médicaments innovants d’ici 2020.

À l’entrée de l’impressionnant bâtiment qui domine le petit zoning de Donstiennes, le visiteur est accueilli par un compteur qui affiche le chiffre 252. Quality Assistance fait savoir qu’elle est à mi-chemin de son objectif fixé début 2015: avoir participé au développement de 500 médicaments innovants d’ici 2020.

Implantée dans la région de Thuin depuis 1992, l’entreprise familiale cofondée par Philippe Draux, l’actuel CEO, affiche un profil particulier: ni start-up, ni biotech, elle n’est pas davantage, avec ses 154 employés, un poids lourd du secteur pharma. Quality Assistance est ce qu’on appelle une société de recherche sous contrat (CRO pour Contract Research Organisation).

"Nous offrons notre expertise analytique sous forme de services aux centres de recherche et de développement des sociétés pharmaceutiques", explique Nathalie Draux, Chief Operations Officer de la société créée par son père. "Ces sociétés sous-traitent une partie de leur activité. Nous les accompagnons depuis le début du préclinique jusqu’à l’enregistrement en passant par les différentes phases cliniques. Nous développons des protocoles et des méthodes d’analyse qui vont démontrer la qualité, la sécurité et l’efficacité de ces nouveaux médicaments. Nous ne produisons pas".

Notre bâtiment fait 5.700 m2. Il peut nous permettre d’accompagner notre croissance jusqu’en 2020.
Nathalie Draux
COO

L’entreprise hennuyère, qui joue donc un rôle d’accélérateur dans le processus de mise sur le marché des médicaments, compte parmi ses clients la plupart des grands noms de la pharma en Europe, dont une brochette de firmes développant de nouveaux traitements contre le cancer. Elle a réalisé 15 millions de chiffres d’affaires en 2016 et réinvestit 10 à 15% de celui-ci en R&D. Pour rester au top, elle a également procédé à d’importants investissements matériels ces dernières années, notamment en matière de thérapies cellulaires et d’anticorps monoclonaux.

Pour atteindre son objectif des 500 médicaments, Quality Assistance est à la recherche de nouveaux talents. Signe de la volonté de ses dirigeants de poursuivre la croissance – régulièrement supérieure à 10% par an ces dernières années –, elle s’apprête à construire un nouveau bâtiment en face de son siège actuel. "Notre bâtiment fait 5.700 m2", souligne Nathalie Draux. "Il peut nous permettre d’accompagner notre croissance jusqu’en 2020".

Une autre dimension

Grande évolution de ces derniers mois, BNP Paribas Fortis a acquis une participation de 10% dans le capital de la société, dont 58% appartiennent toujours à la famille Draux. Le fonds d’investissement privé Valois détient 15% et la SRIW 12%. Quelque 3% des actions sont entre les mains des salariés et 2% dans une Bourse d’échange. BNP PF Private Equity a fait son entrée en rachetant les parts de l’autre fondateur, qui souhaitait se retirer. "Cette entrée donne une autre dimension à l’actionnariat de la société", commente Philippe Draux. Pour nos donneurs d’ordre, la crédibilité financière est un élément majeur. La crédibilité scientifique c’est une chose. Mais après, il faut, en tant que prestataire de services, être solide. Car ils vont nous confier des développements qui vont durer 5 à 10 ans".

40 milliards de dollars
Le marché de l’outsourcing pharma – recherche, vente et fabrication – représente environ 40 à 45 milliards de dollars.

Le marché de l’outsourcing pharma – recherche, vente et fabrication – est "énorme", selon Philippe Draux. Il représente environ 40 à 45 milliards de dollars et croît de 10 à 15% en moyenne tous les ans. "Que j’engage 10, 20 ou 100 personnes, je les occuperai, poursuit-il. Mais c’est un challenge. Car il faut recruter, former, et garder ces talents".

Sauf coup de théâtre, la croissance de la société restera organique dans un avenir proche. Une entrée en Bourse n’est plus à l’ordre du jour. Pas plus que des acquisitions. "Par contre, intégrer un groupe international, où nous aurions un rôle central, cela aurait du sens, conclut le CEO. Nous avons déjà été sollicités, mais pas de façon intéressante. Il faudrait un projet industriel solide".

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