Trois biotechs de plus au BioPark de Charleroi grâce à un programme d’accélération

Le Biopark regroupe dans le bassin de Charleroi 80 acteurs dans les domaines de la biotechnologie et de la pharmacie. ©BioPark Dev

Le BioPark de Charleroi a créé un programme d'accélération avec un fonds dédié, à l'image de ce que font les grands incubateurs américains. Trois start-ups en ont déjà bénéficié.

Sur les 80 sociétés de biotechnologie du BioPark de Gosselies, la moitié environ sont issues de l’incubateur local, qui a été mis sur pied en 2010. Dans la liste, on retrouve quelques belles pépites telles que MaSTherCell, récemment rachetée par l’américain Catalent; iTeos Therapeutics, qui est entrée au Nasdaq cet été ou encore Epics Therapeutics, qui a clôturé dès sa création un tour de financement de plus de 20 millions d'euros.

Cette stratégie de croissance endogène a été renforcée en 2020 par un programme d’accélération spécifique pour encore mieux accompagner les start-ups de la biotech dans leurs projets. "Le BioPark a une telle expérience de l’industrie biopharmaceutique et du capital à risque qu'on peut se permettre d’investir dans de très jeunes pousses extrêmement dynamiques qui seront les iTeos ou peut-être même les UCB de demain", explique Florence Bosco, la CEO de BioPark Dev, la coupole qui gère le pôle carolo des sciences du vivant.

Phase de maturation

Ce programme d’accélération est piloté par l'incubateur du BioPark, en partenariat avec trois fonds: l'invest régional Sambrinvest, Theodorus (le fonds d’investissement des spin-offs de l’ULB) et Fund+, le plus grand fonds belge de biocapital. Il associe également les partenaires scientifiques que sont l’ULB et l’UMons et leurs laboratoires et plates-formes technologiques. Appelé Butterfly Preseed Fund, le fonds d'amorçage créé dans le cadre du projet est un fonds de 2 millions d’euros qui a pour mission de soutenir et financer la phase de maturation des start-ups jusqu’à ce que leur projet fasse la preuve de son concept et puisse accéder au marché des capitaux.

2
millions
Appelé Butterfly Preseed Fund, le fonds d'amorçage créé dans le cadre du projet est un fonds de 2 millions d’euros.

Si l’incubateur du BioPark faisait déjà de l’accompagnement à la création de start-ups depuis une décennie, "il s'agit ici d'une structuration en un vrai programme d’accélération, avec un fonds dédié", poursuit Florence Bosco. "Nous avons professionnalisé et nous sommes monté en échelle. Nous sommes arrivés à un stade de maturité où on pourra faire un appel plus large et travailler sous forme de promotion, comme le font les grands incubateurs américains. Cela permet également de mobiliser encore plus l’expertise. C'est la première fois que l'on aura un programme tout-à-fait complet, à la hauteur des meilleurs standards internationaux".

"C'est la première fois que l'on aura un programme tout-à-fait complet, à la hauteur des meilleurs standards internationaux."
Florence Bosco
CEO de BioPark Dev

Trois entreprises pionnières ont déjà bénéficié de l’accompagnement de ce programme et ont rejoint le site carolo. Fondée par un chercheur indépendant, Sendai Therapeutics est une biotech qui ambitionne de développer des
plateformes de vecteurs pour la thérapie génique. X4C Biomedical Coating Solutions est de son côté une spin-off de l’ULB développant une technologie de fonctionnalisation de surface pour des applications dans le domaine des dispositifs médicaux implantables et du diagnostic in-vitro. Gepeceron est quant à elle également une spin-off de l’ULB. Créée par le professeur Marc Parmentier, elle se concentre sur la recherche de nouvelles molécules en oncologie.

A découvrir

Dans ce podcast, le chercheur-entrepreneur Cédric Blanpain (ULB-Chromacure) détaille les pistes les plus prometteuses dans la lutte contre le cancer et le vieillissement. Il nous parle également du futur de l'écosystème biotech en Wallonie.

Ecoutez le podcast avec Cédric Blanpain

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