UCB investit 25 millions dans une start-up californienne

Jean-Christophe Tellier, CEO d'UCB. ©saskia vanderstichele

L'entreprise biopharmaceutique belge investit 25 millions d'euros dans Nile AI, une nouvelle plateforme américaine de soins pour les patients épileptiques.

Fortement impliqué dans les traitements contre l'épilepsie, le groupe biopharmaceutique belge UCB investit 25 millions d'euros dans la plateforme numérique Nile AI. Développée par une start-up californienne, Nile AI est une plateforme numérique pour les patients épileptiques qui utilise des données sur les crises d'épilepsie passées pour essayer de prédire les attaques futures.

"Chez Nile, nous pensons que toutes les données permettant de prédire le cheminement d'un patient épileptique existent."
Leo Petrossian
PDG de Nile AI

La plateforme sert d'extension numérique au fournisseur de soins de santé et offre aux patients une tranquillité d'esprit entre les consultations, avec pour objectif de raccourcir le chemin vers un traitement optimal. Avec cet investissement, UCB deviendra l'actionnaire majoritaire de la start-up de Los Angeles et sera également membre du conseil d'administration. 

Nile AI teste son concept dans deux hôpitaux américains, le Massachusetts General Hospital et la Michigan State University Healthcare. L'ambition est de lancer commercialement la plateforme cette année. "Nous savons que les patients souffrant d'épilepsie sont aux prises avec la nature imprévisible de leur existence", a fait valoir Leo Petrossian, le PDG de Nile AI.

2,3
milliards €
Les traitements contre l'épilepsie ont représenté l'an dernier environ 2,3 milliards d'euros sur un chiffre d'affaires de 4,9 milliards d'euros pour UCB.

"Chez Nile, nous pensons que toutes les données permettant de prédire le cheminement d'un patient épileptique existent, bien qu'elles soient fragmentées et déconnectées. Nous construisons un système de gestion des soins complet pour résoudre cette incertitude dans la vie des personnes souffrant d'épilepsie."

UCB a une longue tradition dans le domaine des médicaments contre l'épilepsie, représentant près de la moitié de ses ventes. L'an dernier, les traitements Keppra (770 millions d'euros), Vimpat (1,3 milliard d'euros) et Briviact (222 millions d'euros) représentaient ensemble environ 2,3 milliards d'euros sur un chiffre d'affaires de 4,9 milliards d'euros.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés