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Un investisseur devrait recapitaliser Promethera

©Alain Vande Craen

Alors que Promethera avait dû faire aveu de faillite, un investisseur s'est fait connaître. Des négociations sont en cours avec la Région wallonne.

Alors que l'aveu de faillite de la biotech Promethera aurait dû être traité ce lundi par le tribunal de l'entreprise du Brabant wallon, un investisseur privé est finalement sorti du bois, reportant de facto l'audience. Si tout se déroule comme prévu, cet investisseur - dont l'identité n'est pas connue à ce stade - devrait injecter au moins 5 millions d'euros. Si tel est le cas, la Région wallonne devrait injecter sa part prévue de 10 millions d'euros dans la biotech wallonne spécialisée dans la thérapie cellulaire pour les maladies du foie.

Ces dernières semaines, le non-respect de ses obligations par un investisseur chinois avait plongé Promethera dans le rouge, au point de devoir se tourner vers le tribunal de l'entreprise pour introduire un aveu de faillite, nous avait expliqué Yves Brulard (DBB Law), l'avocat de la société. Cette manœuvre de la dernière chance visait surtout à faire sortir des investisseurs du bois.

Afin de faciliter les négociations, le tribunal de l'entreprise a accepté de reporter l'affaire.

L'un d'entre eux a répondu à l'appel, nous a confirmé Yves Brulard et des négociations sont en cours entre l'investisseur surprise et la Région wallonne afin de finaliser les détails du deal à venir. Pour laisser toutes ses chances à cette négociation, le tribunal a accepté de remettre l'affaire à une semaine, une remise qui pourrait encore être renouvelée.

Prêt de 150.000 euros

En attendant, l'investisseur et la Région wallonne ont chacun accepté de consentir un prêt de 75.000 euros à Promethera afin de couvrir les dépenses qui ne manqueront pas de se présenter durant la négociation.

15
millions d'euros
La probable future injection de cash nécessaire à la poursuite des activités de Promethera.

Le nouvel apport de fonds apportés par cet investisseur et par la Région wallonne doit permettre de soutenir le développement clinique (phase IIB) d'HepaStem, un traitement visant à servir d'alternative à la transplantation hépatique grâce à une thérapie par cellules souches rétablissant la santé du foie. L'indication visée est l'insuffisance hépatique aiguë compliquant une maladie chronique du foie (ACLF), pour laquelle HepaStem a déjà enregistré des résultats encourageants lors d'essais cliniques précédents.

"La science n'est jamais remise en question. Il y a eu des erreurs de gestion par le passé, tout le monde les connaît."
Etienne Sokal
CEO de Promethera

"Nous avons quand même une société en phase IIB, même s'il reste évidemment l'incertitude des études cliniques. Le recrutement fonctionne bien puisque nous avons déjà un quart des patients enrôlés. La science n'est jamais remise en question. Il y a eu des erreurs de gestion par le passé, tout le monde les connaît", nous expliquait la semaine dernière Etienne Sokal, le CEO de Promethera.

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