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Une fin d'année fiévreuse attendue chez UCB

Depuis le début de l'année, le titre UCB a grimpé de 17%, un niveau proche de celui du Bel 20.

L'avenir du bimekizumab, le potentiel futur blockbuster d'UCB, se joue dans les mois à venir avec la décision de la FDA et une série de résultats d'essais cliniques de phase III. UBS recommande un achat de la valeur.

Bimekizumab. Habituez-vous à ce vocable et à sa déclinaison commerciale en Bimzelx si vous portez un intérêt à UCB . Il ne contient rien moins que les plus gros espoirs du groupe pharmaceutique dont le principal médicament, le Cimzia (36% des ventes en 2020) ne sera plus protégé par un brevet dès 2024.

Catalyseurs

Les choses sont déjà bien avancées pour l’utilisation du "bimé" dans le traitement du psoriasis. Il a reçu une opinion positive en Europe et attend, très prochainement, le feu vert de la Commission européenne. Aux États-Unis, une décision est attendue pour le 15 octobre. Dans son communiqué de presse portant sur ses résultats du premier semestre, UCB signalait, qu’en fonction des approbations, il commercialisera sa molécule au second semestre de cette année.

"La société se rapproche de l'approbation potentielle de ce qui pourrait être son plus grand médicament, le bimekizumab."
Laura Sutcliffe
Analyste chez UBS

Le bimekizumab est également testé dans plusieurs autres maladies dont le rhumatisme psoriasique, la spondylarthrite ankylosante et la spondylarthrite axiale non radiographique. Pour ces trois là, les premiers résultats principaux d’études de phase 3 seront connus au quatrième trimestre.

Une fin d’année bien chargée pour UCB et riche en catalyseurs, donc.

UBS passe à l'achat

C’est dans ce contexte qu’UBS vient de relever son conseil à "acheter" sur la valeur, contre "neutre" avant.

"La société se rapproche de l'approbation potentielle de ce qui pourrait être son plus grand médicament, le bimekizumab", souligne Laura Sutcliffe. Pour le traitement du psoriasis, elle table sur un pic des ventes de 1,7 milliard  d’euros en 2028. Selon ses estimations, il devrait s’élever à 800 millions d’euros pour la spondylarthrite ankylosante, un montant qui n’est actuellement pas intégré dans le cours de bourse.

L’analyste table donc sur un pic des ventes de 2,5 milliards d’euros pour le "bimé"  en 2028, soit 20% de plus que le consensus. "Nous pensons que les prévisions de ventes maximales au début de l'année 2022 pourraient surprendre positivement."

Autre point positif mis en avant par UBS: la croissance du Cimzia, un médicament destiné aux personnes atteintes de maladies auto-immunes et inflammatoires, pourrait durer plus longtemps que les prévisions formulées par le consensus des analystes qui anticipe un déclin à partir 2024 en raison de la fin du brevet. À ce stade, constate Laura Sutcliffe, "nous estimons peu probable de voir un biosimilaire du Cimzia apparaître sur le marché avant 2025."  

Elle a dès lors majoré son objectif de cours de 26 euros pour le porter à 116 euros. Sur ces 26 euros, 18 sont le fait du bimekizumab et 8 euros reviennent au Cimzia.

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