Vers une entrée en bourse de la Liégeoise Hyloris

Stijn Van Rompay (à gauche) et François Fornieri (à droite). ©DRIES LUYTEN

Connue pour son implication dans le secteur pharmaceutique, la famille Van Rompay songe à revenir en Bourse. Elle a déjà monnayé la vente de Docpharma et d’Uteron Pharma. La recherche de capitaux frais pour l’entreprise pharmaceutique Hyloris est lancée.

Stijn Van Rompay, fondateur et CEO de Hyloris, a des projets ambitieux pour l’entreprise pharmaceutique liégeoise.

Depuis sa création il y a sept ans, elle a déjà mis au point une quinzaine de médicaments. Ses projets sont à des stades différents de leur développement. L’entrepreneur évalue les investissements déjà réalisés dans la recherche à 16 millions d’euros.

"Nous avançons vite. Mais si nous voulons développer d’autres médicaments, nous avons besoin de financement supplémentaire", nous a déclaré Stijn Van Rompay au téléphone. Le CEO participe actuellement à la rencontre annuelle JP Morgan Healthcare Conference qui rassemble à San Francisco le top du secteur pharmaceutique mondial.

35 millions €
Lorsqu’elle a levé 5,5 millions d’euros à l’automne 2018, Hyloris a été valorisée à plus ou moins 35 millions d’euros.

D’après nos informations, Hyloris se prépare à une entrée en bourse sur Euronext Bruxelles et a mandaté plusieurs banques pour l’aider à préparer cette levée de capitaux. "Toutes les pistes sont ouvertes", nuance Stijn Van Rompay.

En d’autres termes, cela signifie qu’on peut aussi s’attendre à une levée de capitaux privés ou à la conclusion d’un accord de partenariat. à l’automne 2018, Hyloris a levé 5,5 millions d’euros, entre autres auprès de Christian Dumolin, Jos Sluys et l’ancien banquier Marc Corluy. Lors de cette transaction, l’entreprise a été valorisée à plus ou moins 35 millions d’euros.

Approche atypique

Hyloris n’est pas une entreprise pharmaceutique comme les autres. Son approche est atypique. Elle ne cherche pas à développer de nouvelles molécules, mais part de médicaments existants commercialisés depuis longtemps et dont le brevet a expiré. L’entreprise reformule le médicament, fait breveter la nouvelle version et le teste ensuite sur des patients.

"Nous avons combiné deux médicaments existants en un seul."
Stijn Van Rompay

Le premier médicament mis au point par Hyloris est un analgésique. "Nous avons combiné deux médicaments existants en un seul, détaille Stijn Van Rompay. Nous avons trouvé le bon équilibre entre les composants pour générer des synergies en termes d’effet. Il ne contient pas d’opioïdes. Les Etats-Unis ont grandement besoin de ce type de médicament. C’est un des problèmes importants auquel le pays est confronté." D’autres médicaments en développement visent surtout les pathologies cardiaques.

L’approche utilisée par Hyloris exige moins de temps et d’argent que le développement classique de nouveaux médicaments. Stijn Van Rompay parle de 5 ans et de 8 millions d’euros en moyenne pour l’ensemble du parcours. Une des raisons qui expliquent cette efficacité, c’est que les molécules utilisées par Hyloris ont déjà été soumises à des tests approfondis.

Multi-entrepreneur

Avec Hyloris, Stijn Van Rompay en est à sa quatrième entreprise. Auparavant, il était à la tête de l’entreprise cotée Docpharma – distributeur de médicaments génériques – qu’il a revendue pour plus de 200 millions d’euros.

Il a ensuite créé Uteron Pharma avec François Fornieri, dont le projet de médicament le plus intéressant s’est retrouvé dans le pipeline de la firme liégeoise Mithra (cotée depuis plusieurs années sur Euronext Bruxelles).

Avec Alterpharma, il a créé une sorte de "Docpharma bis" et en a cédé le contrôle l’an dernier à la société d’investissement Riverside. Stijn Van Rompay détient également des participations dans plusieurs sociétés de biotechnologie, dont Imcyse, qui travaille à la mise au point d’une thérapie contre le diabète.

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