Vesale Biosciences lève une première tranche de 3 millions d'euros

La phagothérapie vise les bactéries résistantes aux antibiotiques.

En préparation de son IPO, avancée à fin 2022, Vesale Biosciences récolte une première levée de fonds auprès d'investisseurs privés.

Et de une. Une première tranche de fonds tombe dans l'escarcelle de Vesale Biosciences, la filiale du groupe Vesale Pharma qui se focalise sur la phagothérapie, pour un montant de 3 millions d'euros. "Et ce n'est qu'un début", confie Jehan Lienard, administrateur délégué du groupe, avant de passer la parole à Guillaume de Viron, le nouveau CFO de Vesale Biosciences.

Fondateur de Univercells, ancien CFO de MasterCells, qu'il a amené au Nasdaq, de Viron est un "briscard" des biotechs et des medtechs. Il est notamment passé par OncoDNA, Imcyse ou Kitozyme notamment. Son arrivée à la direction des finances de la division centrée sur la phagothérapie marque clairement la volonté du groupe d'accroitre ses moyens financiers et d'atteindre les portes de la Bourse.

"La phagothérapie est dans un flux particulièrement positif pour l'instant."
Guillaume de Viron
CFO de Vesale Biosciences

"La phagothérapie est dans un flux particulièrement positif pour l'instant. L'Union européenne s'apprête à émettre une nouvelle règlementation concernant les traitements contre les bactéries résistantes. À l'heure actuelle, il n'existe pas d'alternative efficace à la phagothérapie. Par ailleurs, le nombre de sociétés actives sur ce marché a presque doublé ces derniers mois", constate de Viron.

Compte tenu du risque modéré de l'investissement et du créneau visiblement assez porteur, Vesale Biosciences a pu attirer un premier tour d'investisseurs en quelques semaines. Un groupe d'investisseurs privés déjà actifs ou familier du secteur des sciences de la vie apporte un million. Parmi ceux-ci, outre Guillaume de Viron lui-même, on trouve notamment Jérôme Marjoie, héritier des laboratoires Fournier, et investisseur philanthrope via la Fondation Fournier-Marjoie. Un deuxième million sera apporté par un club d'investisseurs, le troisième sous la forme d'un apport non dilutif.

10
millions
Les deux levées de fonds privées de Vesale Biosciences devrait lui apporter de 7 à 10 millions d'euros

Ce tour de table ouvre et prépare le suivant, d'ici à la fin de cette année. "De manière à atteindre 7 à 10 millions auprès des investisseurs privés avant de se présenter devant le marché", confie encore de Viron. Initialement prévue pour 2023, l'IPO sera d'ailleurs anticipée de quelques mois pour coller au plus près des ouvertures réglementaires européennes concernant la phagothérapie.

Avec l'hôpital militaire et les équipes de la KUL très en pointe sur la phagothérapie, avec lesquelles Vesale Biosciences collabore d'ailleurs, la Belgique est à la base d'un écosystème performant comme il en existe peu en Europe.

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