"Vote de confiance" de Gilead dans le potentiel de Galapagos

Gilead détient une participation de 25,5% dans Galapagos. ©REUTERS

L'accord stratégique de 10 ans conclu en 2019 entre Galapagos et Gilead a été consolidé malgré les déboires rencontrés par la biotech belge.

Voilà qui est plutôt réconfortant pour les actionnaires de Galapagos qui ont vécu un véritable cauchemar éveillé depuis le mois d’août de l’année dernière avec l’arrêt du processus d’approbation de son produit phare aux USA. À cela s’est ajouté, en février, l’échec du ziritaxestat dans le traitement de la fibrose pulmonaire.

À tel point qu’aujourd’hui, la société pèse moins en bourse (4,36 milliards d’euros) que sa position de trésorerie fin 2020 (5,2 milliards). Depuis lors, le CEO et fondateur de Galapagos Onno van de Stolpe a été flanqué d’une belle-mère, des actionnaires mécontents tentent de monter un recours collectif contre la société et ses dirigeants et l’action a été sortie de l’indice de référence de la Bourse d’Amsterdam. La dèche totale, quoi...

Il y a, bien sûr, des points positifs, comme l’approbation du Jyseleca (nom commercial du filgotinib) en Europe et au Japon pour soigner l’arthrite rhumatoïde et les résultats intermédiaires positifs des études Manta.

Mais globalement l’ambiance autour de la valeur ressemble plus à une veillée funèbre qu’à la célébration d’un heureux événement.

"Lock-up" total de 5 ans

Mais globalement, l’ambiance autour de la valeur ressemble plus à une veillée funèbre qu’à la célébration d’un heureux événement. Il n’y a qu’à voir le cours de bourse pour rejoindre le banc des pleureuses (-65% en 12 mois)…

Dans ce contexte, il n’aurait guère été étonnant de voir Gilead , l’allié stratégique de Galapagos, prendre ses distances avec la biotech malinoise et récupérer tout ou partie de ses billes. 

Dans le cadre de l’accord conclu en 2019 et portant sur dix ans, le groupe américain détient désormais 25,5% du capital de Galapagos. Il était tenu de les conserver deux ans ("lock-up") mais pouvait descendre jusqu’à 20% les trois années suivantes. Dans un amendement à ce partenariat annoncé jeudi soir, il a été convenu que Gilead s’engage à garder ses actions pendant cinq ans, soit jusqu’au mois d’août 2024. Un vrai signal de confiance dans le potentiel de la biotech.

"Gilead indique clairement au marché son engagement à long terme dans sa collaboration avec Galapagos."
Lenny Van Steenhuyse
Analyste chez KBC Securities

Catalyseurs significatifs

"Gilead indique clairement au marché son engagement à long terme dans sa collaboration avec Galapagos, ce qui était devenu un sujet de discussion au sein de la communauté des investisseurs", note Lenny Van Steenhuyse, de KBC Securities. Et cela, souligne-t-il, avant même une période de catalyseurs significatifs, mais toutefois risqués, pour la biotech, comme la poursuite de l’essai Manta et son examen par la FDA, entre autres.

Il parle donc d’un "vote de confiance" à la veille d'une série d’événements qui détermineront les perspectives à long terme de Galapagos.

En attendant de voir comment évoluent le dossier du filgotinib pour la rectocolite hémorragique et celui du GLPG3970, l’analyste préfère rester à l’écart de la valeur. Il maintient son objectif de cours à 85 euros et sa recommandation à "conserver".

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés