Rédacteur en chef

Nos biotechs font la pluie et le beau temps en Bourse.

Été 2020. La tech avec Apple et Tesla règne sur Wall Street, tandis que les biotechs et les medtechs font la pluie et le beau temps sur les pavés de la Bourse de Bruxelles. Il y a d’abord IBA, parmi nos plus beaux fleurons avec ses solutions de protonthérapie pour lutter contre le cancer et dont le cours de l’action s’est gonflé mercredi de 31% sur fond d’un accord significatif avec la Chine. Et puis il y a Nyxoah, la dernière pépite à la mode. Ses dirigeants viennent d’annoncer leur introduction sur Euronext. Objectif: lever les 60 millions d’euros qui doivent leur permettre de développer l’implant sur lequel ils misent pour révolutionner le traitement de l’apnée du sommeil. Ils l’espèrent.

Cette arrivée en bourse décomplexée est l’ultime exemple du dynamisme wallon en matière de science du vivant, deux mois après la cotation d’Hyloris (reformulation de médicaments) et quelques semaines après la conquête fracassante du Nasdaq par Iteos (immunothérapie).

Qui dit bourse et biotech dit haut risque. Nyxoah, Hyloris, Iteos, voire IBA ont, en ce sens, encore tout à prouver. Leur succès n’est pas acquis. La récente déconfiture vécue en Flandre par Galapagos dans le traitement des rhumatismes est là, une nouvelle fois, pour nous le rappeler; elle dont la réussite avait été érigée en exemple par nos chercheurs et nos entrepreneurs.

Il n’empêche. Une nouvelle Wallonie vit. Elle innove. Elle créée de l’emploi. Elle est audacieuse. Elle avance. Et non, ce n’est pas rien. C’est encore plus estimable dans le contexte actuel.

Cerise sur le gâteau, cette émulation rejaillit sur Bruxelles en tant que place boursière. À un moment où la bourse a rarement semblé si attractive. À un moment où de nouveaux investisseurs, plus jeunes, poussés dans le dos par le confinement et stimulés par les outils d’investissement 2.0 qui sont apparus récemment, se ruent sur les valeurs à haut potentiel.  

À un moment où la Belgique se doit, elle-même, d'être attractive pour espérer se relancer. À un moment où d’autres indices boursiers historiques ont, eux, démontré toute leur difficulté à se renouveler.

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