Mithra met le cap sur le Japon

Marc Coucke, le président de Mithra, et le CEO de la société liégeoise, François Fornieri (à droite). ©BELGA

La biotech liégeoise vient de signer son premier partenariat de taille pour son produit phare, la pilule Estelle. Son partenaire est japonais, Fuji Pharma. Il est un des poids lourds du secteur de la santé féminine en Asie. Le but est de commercialiser rapidement le traitement au Japon mais également dans les pays de l'Asie du Sud-Est.

Moins d'une semaine après la nomination de Marc Coucke à la présidence de Mithra Pharmaceuticals , la société liégeoise vient de frapper un grand coup avec la signature d'un accord de partenariat majeur pour son traitement contraceptif Estelle.

Le deal a été conclu avec Fuji Pharma, le leader en santé féminine au pays du Soleil-Levant et s’étalera sur une période de 20 ans. Fuji Pharma obtient ainsi le droit de commercialiser Estelle au Japon et dans les pays de l’ASEAN (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam), soit un marché total de 330 millions d’euros de ventes annuelles.

Cet accord confirme notre stratégie et notre désir de créer un partenariat avec les leaders mondiaux dans le domaine de la santé féminine partout dans le monde. Le Japon est un de nos marchés prioritaires ‘périphériques’, en dehors de nos principaux marchés de l’UE et des États-Unis.
François Fornieri
CEO de Mithra Pharmaceuticals

Cet accord comprend des paiements initiaux allant jusqu’à 26 millions d’euros, dont 10 millions d’euros versés à la signature. Selon le communiqué de Mithra, publié à la fermeture des marchés européens, la valeur totale de cet accord devrait osciller entre 250 millions d’euros et 600 millions d’euros.

Contraception orale composée notamment d'Esterol, Estelle est le médicament candidat phare de Mithra Pharmaceuticals. Il vient de démarrer la phase III des essais cliniques.

A l’issue du premier semestre, Mithra a dégagé une marge brute de 3,94 millions d’euros contre 3,6 millions un an plus tôt. Les charges d’exploitation sont en très nette progression à 25 millions d’euros pour 7,6 millions à la mi-2015. Cette augmentation s’explique principalement par la montée en puissance des charges pour les projets à base d’Esterol dans les domaines de la contraception et de la ménopause ainsi que par les coûts liés au lancement du CDMO, une future plateforme technologique. La perte se creuse dès lors passant de 6,3 millions à 19,6 millions d’euros. Cette forte croissance des charges pèse également sur la trésorerie qui atteignait encore 65,9 millions d’euros fin juin contre 96,8 millions un an plus tôt.

 

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