Ergon Capital s'adjoint les services de Dominique Leroy

Depuis son éviction de chez Proximus en septembre dernier, Dominique Leroy est notamment devenue conseillère du cabinet de conseils Bain & Company. ©Photo News

L'ex-patronne de Proximus viendra renforcer l'expertise du conseil de senior advisors du fonds de private equity.

Chez Ergon Capital, on s'est dit "fier" ce mercredi de pouvoir annoncer la nomination de Dominique Leroy au rang de senior advisor du fonds de private equity né dans le giron de GBL, avant d'en devenir indépendant.

En effet, elle a connu "un parcours professionnel impressionnant et réussi, ayant passé 8 ans chez Proximus, dont les 6 dernières années en tant que CEO, et 12 ans chez Unilever Benelux, dont les dernières années en tant que CEO BeLux", a rappelé la société dans un communiqué.

Avec ce bagage, la Solvaysienne, "une des managers les plus talentueuses du Benelux", viendra renforcer un conseil composé d'un groupe d'hommes et femmes d'affaires "chevronnés, issus des zones géographiques et des secteurs visés par Ergon" – dont le serial entrepreneur Peter Hinssen ou encore l’ancien CEO d’ING Belgique Luc Vandewalle, pour ce qui est des noms connus chez nous. Leur mission? Examiner la stratégie d'investissement du fonds et conseiller l'équipe de direction.

Ce qui n'aura rien d'une première pour Dominique Leroy puisqu'elle exerce déjà des fonctions similaires, depuis novembre dernier, pour la boite de consultance américaine Bain & Company à Bruxelles – une activité minime qui ne l'occupe qu'un jour par mois, disait-elle à l'époque.

De même qu'elle conserve deux mandats d'administratrice indépendante, chez Ahold Delhaize – où son mandat vient d'ailleurs d'être prolongé pour quatre ans – et Saint-Gobain. Après être aussi passée par le board de Lotus Bakeries, où elle a été remplacée par Michel Moortgat.

Proximus peu à peu oublié

De quoi lui permettre, peu à peu, de tourner la page Proximus. Où, pour rappel, Dominique Leroy avait annoncé durant l’été son souhait de ne pas poursuivre l’aventure, en rempilant pour un second mandat, préférant tenter une expérience internationale chez KPN, leader du marché néerlandais.

Sa nomination fut toutefois avortée quelques semaines après son annonce. Et pour cause, KPN fut alors refroidi par les interrogations autour de la vente d’une partie des actions Proximus par la patronne début août, moment où la CEO n’avait pas encore une vue claire sur son avenir.

À l’époque, Dominique Leroy avait vendu 10.480 actions pour un peu plus de 285.0000 euros. Ce qui n'avait pas manqué de susciter les interrogations de la FSMA et de la justice qui ouvraient dans la foulée une enquête sur un possible délit d'initié. Un dossier toujours pendant.

 

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés