Les D'Ieteren vont investir dans la high-tech israélienne

Cela fait quelques années maintenant que la famille Périer-D'Ieteren a trouvé son chemin vers Tel Aviv et les start-ups israéliennes. ©REUTERS

La moitié des 70 millions de dollars levés par Sweetwood Ventures provient d’investisseurs belges. Parmi lesquels SPDG, l’un des deux actionnaires de contrôle du distributeur automobile.

Début d’année sur les chapeaux de roues pour Sweetwood Ventures. Le fonds de venture capital vient en effet de clôturer une levée de fonds de 70 millions de dollars, a-t-on appris, destinés à alimenter ses ambitions d’investissement dans les pépites de la high-tech israélienne. Et ce, dès leurs premiers pas.

70
millions €
La moitié des 70 millions de dollars levés par Sweetwood Ventures provient d’investisseurs belges. Parmi lesquels SPDG.

Au rang des investisseurs? Des Luxembourgeois, mais aussi… toute une série de Belges, représentés soit en leur nom propre soit par un family office ou un assets manager. Parmi les noms qui filtrent, celui de SPDG. Véhicule d’investissement de la famille Périer-D’Ieteren dans les domaines du transport, des villes intelligentes et de la santé, le holding est aussi l’un des deux actionnaires de contrôle du distributeur automobile bien connu, aux côté de Nayarit représentant l’autre branche familiale. Et détient à son actif quelques beaux exits, comme avec la société d’imagerie 3D Softkinetic (vendue à Sony) ou la biotech carolo Ogeda (rachetée 800 millions par Astellas).

Ensemble, les acteurs du plat pays auront aidé à provisionner à eux seuls la moitié du fonds basé à Luxembourg, indique Manuel Sussholz, associé-gérant de Sweetwood Ventures.

Technologies d'entreprise en B2B

Désormais, le fonds va donc pouvoir démarrer ses opérations. Et ce, sur deux volets. Celui d’investissements dans les fonds de capital-risque (généralistes) israéliens les plus performants, où il sera là un "fond de fonds"; mais également celui de co-investissements aux côtés de ces fonds dans des start-ups high-tech prometteuses.

Au programme, pas de concentration sectorielle spécifique, mais bien un ciblage des technologies B2B d’entreprise. Comme dans le cas de systèmes de détection de fraude ou de cryptage et de cybersécurité par exemple.

Ce qui n’aura rien de simple, car la concurrence est rude, portée par les grands fonds américains venus installer des bureaux sur place, de même que par les initiatives de corporate venture des Gafa.

"L’an passé, Israël a enregistré pour environ 23 milliards de dollars d’exits, juste derrière les USA et la Chine."
Manuel Sussholz
Associé-gérant de Sweetwood Ventures

Pour autant, au bout du tunnel, il n’empêche que les success stories se multiplient dans le pays. Comme dans le cas de Waze, par exemple, racheté en 2013 par Google pour un montant de 966 millions de dollars, ou de Mobileye, rachetée en 2017 pour 15 milliards de dollars par Intel. "Rien que l’an passé, Israël a enregistré pour environ 23 milliards de dollars d’exits, sourit Manuel Sussholz, juste derrière les USA et la Chine."

Une réalité bien comprise par SPDG puisque sa montée à bord de Sweetwood Ventures fait suite à un autre investissement récent en Israël, au sein de Regulus Cyber. Basée à Haïfa (nord du pays) l’entreprise développe un logiciel antivirus pour protéger les systèmes de navigation par satellite.

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