Malgré l'affaire de Lafarge en Syrie, GBL commence bien l'année

©David Plas

Le holding des familles Frère et Desmarais commence bien l'année, même s'il a plutôt fait l'actualité sur le dossier Lafarge en Syrie ces derniers jours. Ses chiffres trimestriels sont bons.

C’est un Gérard Lamarche satisfait qui nous a commenté, mercredi, les résultats trimestriels de GBL. "Les résultats du premier trimestre sont traditionnellement peu représentatifs de l’ensemble de l’exercice, mais mieux vaut bien commencer l’année, ce que nous avons réussi à faire" s’est réjoui le CEO de GBL.

"Concernant les accusations liées à la poursuite des activités de Lafarge en Syrie entre 2011 et 2014, nous répétons que nous n’en avons jamais eu connaissance avant 2016."
Gérard Lamarche
CEO de GBL

Ces derniers jours, le holding des familles Frère et Desmarais a pourtant plutôt fait l’actualité sur le dossier Lafarge, avec des extraits de conversations téléphoniques entre ses dirigeants révélés par Le Monde et Mediapart. "Concernant les accusations liées à la poursuite des activités de Lafarge en Syrie entre 2011 et 2014, nous répétons que nous n’en avons jamais eu connaissance avant 2016, ni au sein du conseil de Lafarge, ni au sein du conseil de Lafarge Holcim, ni en dehors de ceux-ci, souligne Gérard Lamarche. Et dès que nous avons pris connaissance des faits reprochés à Lafarge, nous avons lancé une enquête interne qui a débouché sur une série de mesures correctrices qui sont en train d’être mises en œuvre de manière rigoureuse. Et le rapport de cette enquête interne a été transmis à la justice qui poursuit son travail."

Pour revenir aux chiffres trimestriels, au 31 mars, le holding affiche un actif net toujours en progression, grâce surtout à Adidas et Umicore, à 19,1 milliards d’euros, contre 18,9 milliards au 31 décembre. Sur la même période, le cours de l’action a progressé de plus de 3%, alors que le Stoxx Europe 50 baissait de 6,7%. Et les ‘cash earnings’, élément clé pour un holding, sont en légère progression, à 84 millions d’euros.

19,1 milliards €
L’actif net de GBL continue de progresser: il a atteint 19,1 milliards d’euros fin mars.

Le résultat net du premier trimestre, par contre, est en net recul, à 113 millions d’euros, contre 233 millions sur la même période en 2017. "Cela s’explique par un changement de normes comptables, décode Gérard Lamarche. La norme IFRS 9, entrée en vigueur au 1er janvier, fait que nous n’enregistrons plus les plus-values sur les cessions dans le compte de résultat, mais que nous les stockons dans les fonds propres. Nous avions l’an dernier 112 millions de plus-value sur la cession par Ergon Capital Partners de la participation dans Golden Goose. Nous avons cette année généré 80 millions de plus-values sur les cessions par Sagard des participations dans Kiloutou et Alvest, mais elles ne sont pas enregistrées dans le compte de résultats."

Après l’importante rotation de portefeuille à laquelle GBL a procédé ces dernières années, doit-on s’attendre à un nouveau chapitre dans la vie du holding? "La rotation d’actifs va continuer, répond Gérard Lamarche. Il y aura toujours des cessions de sociétés qui ne correspondent plus à nos critères d’investissement ou n’ont plus de potentiel de création de valeur. Nous allons continuer le travail, avec une stratégie inchangée: gérer un ‘total shareholder return’ en hausse, grâce à l’augmentation du cours de bourse et des dividendes à nos actionnaires."

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