On mélange les genres chez Sofina

Le siège social de Sofina, rue de la Loi

Le 3 mai prochain, les actionnaires de Sofina, le holding récemment introduit dans le cercle très relevé des membres de l’indice Bel 20 à la Bourse de Bruxelles, seront invités à approuver, en assemblée générale, l’élection de quatre nouveaux administrateurs. Certains d’entre eux seront peut-être surpris de constater qu’il ne s’agira que de femmes.

Pour autant que leurs nominations soient entérinées, bien sûr, Mesdames Laura Cioli, Anja Langenbucher, Catherine Soubie et Gwill York feront leur entrée au "board" du groupe de la rue de l’Industrie. Pourquoi un quatuor de femmes? Eh bien, à cause de la législation belge sur les quotas de genres dans les conseils, pardi! C’est cette année que les grandes sociétés cotées doivent concrétiser l’obligation définie en 2011 (comme le temps passe) et fixée à un tiers des membres du conseil. Il est vrai qu’au niveau global de la cote bruxelloise, on n’y est pas encore tout à fait. À l’automne dernier, selon le rapport de la Commission européenne sur l’égalité entre homme et femme dans l’Union, les sociétés belges cotées comptaient 30,7% de femmes dans leurs conseils.

Chez Sofina, on y sera donc, de justesse, en mai prochain. Car dans le même temps, le holding actera le non-renouvellement du mandat d’Hélène Ploix. En résumé, aujourd’hui le holding compte trois femmes sur quinze administrateurs, soit 20% de représentantes de la gent féminine. S’il enregistrait le départ de Madame Ploix sans autre changement, il serait descendu à deux sur quatorze, soit 14,2%. Mais grâce aux nominations des quatre nouvelles entrantes, le ratio grimpera à six femmes sur dix-huit, soit pile un tiers. On ajoutera pour être complet que les quatre nouvelles élues seront considérées comme indépendantes. Reste à voir si d’autres grandes sociétés cotées doivent encore faire le ménage dans leur conseil: il est plus que temps…

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