Un deuxième actionnaire québécois pour le fonds belge Theodorus

Le 4ème fonds estampillé Theodorus a déjà effectué six investissements, deux au Québec et quatre en Belgique, indique Marie Bouillez, sa directrice. ©doc

Le fonds d’amorçage en sciences de la vie et high tech bruxellois s’est trouvé un deuxième partenaire financier au Québec en TFAQ2019, un fonds géré par Teralys Capital. Du coup, il clôture à 42 millions d'euros au lieu de 38.

Après avoir mis le pied au Canada et accueilli un premier actionnaire québécois en février dernier, le fonds belge Theodorus vient d'ouvrir ses portes à un deuxième:  le fonds d’amorçage québécois TFAQ2019, lancé par la Caisse de dépôt et placement du Québec et piloté par Teralys Capital, un gestionnaire de private equity, a injecté 3,5 millions d’euros dans le quatrième véhicule du fonds d’investissement d’amorçage bruxellois spécialisé dans les sciences de la vie et la haute technologie. Cet engagement porte les ressources totales de Theodorus IV à 42 millions d’euros car en parallèle, la SFPI a également ajouté 0,5 million aux 4,5 millions qu’elle y avait déjà mis.

Theodorus IV va investir 16 millions d’euros au Québec et 26 millions en Belgique au cours des cinq années à venir.

Theodorus IV va investir 16 millions d’euros au Québec et 26 millions en Belgique au cours des cinq années à venir, concrétisant ainsi sa volonté de bâtir des ponts entre les écosystèmes de spin-off belge et canadien. Il avait, pour rappel, convaincu en début d’année le fonds de solidarité FTQ, qui compte plus de 700.000 actionnaires-épargnants au Québec, de participer à cette nouvelle aventure.

Cette alliance binationale est née d’un constat : le Québec consacre jusqu’ici beaucoup plus d’argent à la recherche qu’aux spin-off alors que les Belges présentent un meilleur équilibre entre les deux types d’investissement. Les Belges de Theodorus peuvent donc apporter leur expertise dans l’amorçage aux Québécois tandis que les deux parties peuvent croiser leurs expériences au profit des jeunes pousses en quête de déploiement à l’international.

Ambitions au Canada

TFAQ2019 est un programme de 50 millions de dollars canadiens dédié aux fonds d’amorçage au Québec. Il est géré par Teralys Capital, qui a 2 milliards de dollars sous gestion dans les secteurs des technologies de l’information, des sciences de la vie et des innovations vertes ou industrielles.

"Accueillir un acteur d’une telle envergure est un gage supplémentaire de la volonté de l’écosystème canadien de donner tous les moyens au fonds Theodorus pour réaliser ses ambitions québécoises."
Marie Bouillez
managing director, Theodorus

"Cet investissement (dans Theodorus IV) reflète parfaitement l’esprit du programme TFAQ2019 ainsi que notre volonté de soutenir l’expansion de l’écosystème entrepreneurial québécois ", souligne Seif Belhani, directeur chez Teralys Capital.

"Accueillir un acteur d’une telle envergure dans le capital-risque nord-américain est un gage supplémentaire de la volonté de l’écosystème canadien de donner tous les moyens au fonds Theodorus pour réaliser ses ambitions québécoises", souligne de son côté Marie Bouillez, la directrice générale du fonds belge.

Déjà 6 investissements

Theodorus IV investira 0,5 à 3 millions d’euros dans une vingtaine de sociétés sur les deux rives de l’Atlantique. Le fonds a déjà sélectionné six jeunes entreprises, dans lesquelles il a investi: la medtech (technologie médicale) Kaspard, ainsi que les biotechnologiques Apaxen, InHaTarget Therapeutics et Gepeceron en Belgique, les medtechs Moonshot Health et Icentia au Québec.

Le dernier investissement en date concerne Icentia. Fondée en 2012, cette société développe des solutions innovantes dans le domaine des tests médicaux ambulatoires. Son test CardioSTAT aide les médecins à identifier plus rapidement les anomalies cardiaques. Cette medtech emploie déjà plus de 100 personnes au Canada et au Royaume-Uni. "L’expertise de notre nouveau partenaire (Theodorus) s’inscrit parfaitement dans notre ambitieux plan de croissance en Europe et à l’international", explique son CEO Pierre Paquet. Concrètement, elle envisage d'entrer en Europe continentale sur des marchés comme le Benelux et la France. L'arrivée d'un partenaire européen dans son capital doit l'aider à s'y implanter, ce qui est désormais une des missions de Theodorus.

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