La mode selon FNG (Brantano) séduit les analystes

La première cotation de FNG sur Euronext Bruxelles en juillet dernier. ©Mathieu Paternoster

Avec son portefeuille de dix marques comme Fred & Ginger, Claudia Sträter, Brantano et Miss Etam, FNG qui a rejoint la Bourse de Bruxelles il y a peu joue sur deux tableaux: les magasins en dur et le commerce en ligne.

C’est une valeur assez discrète d’Euronext Bruxelles que son nom en trois lettres, FNG , n’aide sans doute pas à capter davantage de notoriété.

Et pourtant ce spécialiste de l’habillement pour femmes et enfants concentré sur le Benelux mérite que l’on s’y attarde. C’est que qu’à fait Giel-Jan Triest d’ING qui lui a consacrée une étude fouillée.

FNG c’est une dizaine de marques de mode (CKS, Claudia Sträter, Fred & Ginger…) qui exploite 500 magasins en propre et qui vend ses produits à travers 1.500 magasins multi-marques et via différentes plateformes de commerce en ligne. "Depuis sa création en 2003, la société a généré des ventes en hausse de 44% en moyenne chaque année grâce à la création de nouvelles marques et via l’acquisition de noms plus connus" souligne l’analyste.

Augmentation de capital

Ce qui différencie FNG de ses concurrents c’est son approche omni-canal qui combine une présence en ligne et dans des magasins. Au cours des quatre prochaines années, le groupe a l’intention d’ouvrir 93 magasins, de remodeler des points de vente existants et d’investir davantage dans les shops en ligne où il génère actuellement 12% de ses ventes totales.

En juillet dernier, FNG a d’ailleurs levé 60 millions d’euros à l’occasion de son transfert d’Euronext Amsterdam vers le voisin bruxellois. Des fonds qui serviront à financer cette croissance et à réduire l’endettement. A l’issue de cette augmentation de capital, les trois fondateurs de l’entreprise détiennent encore la majorité du capital.

Changement de braquet

En mettant la main sur deux enseignes de renom en difficulté, FNG a changé de braquet. En 2016, il a racheté le Néerlandais Etam spécialisé dans la mode pour femmes et, en 2017, c’était au tour de Brantano de tomber dans son escarcelle.

"Les deux entités affichent un potentiel de reprise en termes de revenus et de marges estime Giel-Jan Triest et cela grâce aux économies d’échelle, à l’intégration dans l'entrepôt centralisé de FNG, des investissements dans l’offre en ligne et dans l’ouverture de nouveaux magasins."

L’an dernier, les marges Ebitda de Miss Etam et de Brantano s’élevaient respectivement à 4,5% et 5,5% contre plus de 13% pour les marques historiques. L’analyste pointe d’autres atouts de ce spécialiste de la mode: un portefeuille de 10 marques disposant chacune de sa propre identité et une intégration verticale qui comprend le design, l’achat et la production, les ventes et le marketing.

Ventes de 700 millions

Dans quatre ans, il estime que les ventes dépasseront les 700 millions d’euros contre 482 millions engrangées en 2017 soit une croissance annuelle moyenne de 10%, soit bien au-dessus de ses concurrents. Cette progression sera soutenue par la réorganisation du réseau de Brantano, de la mise en place pour Brantano des nouveaux concepts Boutik et Market, de la remise à neuf des magasins Etam et de la croissance future dans les ventes en ligne.

Pour l’Ebitda, il table sur une croissance annuelle moyenne de 17% qui la ferait passer de 45 millions l’an dernier à 86 millions dans quatre ans (+90%).

Tous à l'achat

Pour fixer son objectif de cours à 30 euros, l’analyste s’est basé sur le multiple moyen du ratio valeur d’entreprise/Ebitda du secteur, soit 8,4 en 2018 et 7 pour 2019. "Avec un potentiel de hausse de 20% par rapport au cours de Bourse, nous entamons le suivi de l’action avec une recommandation d’achat."

Les deux autres brokers qui couvrent la valeur sont également à l’achat. Chez ABN Amro le "target" est identique tandis que pour Kepler Cheuvreux, il se situe à 29 euros.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content