Marine André: "L'argent est un sujet très personnel, qui peut parfois fâcher. J'en parle très peu"

©Dieter Telemans

30 ans/Née à Namur/Fondatrice en 2012 de la marque belge de soins dermocosmétiques naturels bio Bee Nature, à base de miel/Lauréate de nombreux prix comme le Entrepreneur award of the year 2018 et le ELLE International Beauty Awards 2016/ 1.000 points de vente partenaires/Diplômée en Ingénieur de gestion à la Louvain School of Management/Passionnée de jogging et de nature/Végétarienne/3 enfants.

Consacrez-vous un budget important en cosmétiques? Est-ce un budget qui a beaucoup évolué au fil du temps?

Oui, depuis toute petite car j’ai baigné dans le secteur pharma via mes parents, en particulier dans la dermocosmétique. C’est un budget auquel je fais attention. Au fil du temps, je vais sans doute acheter moins, mais mieux. Des produits plus chers, de meilleure qualité mais en moindre quantité.

Est-ce que le bio a une place importante dans votre quotidien?

Oui! Que ce soit pour l’alimentaire, les détergents, la lessive, les produits de vaisselle, je fais très attention. Pour les vêtements aussi, autant que possible, je préfère acheter des produits équitables. J’achète toujours du pain et des légumes bio et j’ai mon propre potager.

Est-ce que cette volonté du bio dans vos cosmétiques s’explique par une préoccupation environnementale?

Complètement. Il y a une préoccupation pour la santé de la planète, mais aussi de l’humain. Cependant, je suis toujours critique par rapport au bio, je sais qu’il faut aussi faire attention. C’est pour ça que je préfère parfois acheter local que du bio du bout du monde. Je pense que j’ai ces valeurs environnementales depuis le début: il y a des choses qui me semblaient logiques, mais en grandissant je me suis rendu compte que ce n’était pas le cas pour tout le monde. Par exemple, aujourd’hui, on met en avant la gourde par rapport aux bouteilles d’eau, mais ça me semblait naturel depuis très longtemps.

Avez-vous eu des jobs d’étudiant?

Oui, beaucoup! J’ai fait beaucoup de baby-sitting à partir de 14 ans, j’ai travaillé dans une boulangerie pendant des années, j’ai aussi fait du travail à la chaîne et été manutentionnaire dans des pharmacies. Il y a eu aussi tous les mouvements de jeunesse, et je vendais des burgers à Walibi!

Avez-vous des abonnements illimités de type Spotify, Netflix ou Lekiosk?

J’ai Netflix et Spotify depuis 3 jours! Ce sont mes frères qui ont fait du lobbying chez ma maman, du coup j’en bénéficie avec le compte familial (rires). Ce n’était pas forcément une de mes demandes car je ne regarde pas beaucoup la télévision et j’écoute plutôt la radio dans la voiture, mais je suis maintenant contente de les avoir.

Parlez-vous d’argent en famille? Ou avec vos amis?

Très peu, je trouve que c’est un sujet quand même très personnel et qui peut parfois fâcher. La seule chose dont on discute, c’est cette fameuse question: "Si jamais je gagnais l’Euromillion, qu’est-ce que je ferais…" (rires)

Dans l’espoir de réaliser l’une ou l’autre économie, achetez-vous souvent sur Internet?

Pas pour faire des économies, mais pour gagner en temps, oui. Par contre, je n’achète pas sur Amazon par exemple, je vais directement sur le site du fournisseur pour éviter les intermédiaires. Les vêtements, je les commande chez des petits producteurs pour les enfants. Mais j’achète très peu de vêtements pour moi, on passe au second plan maintenant (rires). Tout mon budget part en alimentation.

Avez-vous déjà songé à changer complètement de cap dans votre carrière pour des raisons financières ou, au contraire, parce que les considérations financières n’étaient plus votre priorité?

Oui, j’ai déjà réfléchi à changer de cap ou à ce que j’aurais fait si je n’avais pas lancé Bee Nature: je pense que je serais allée vers l’éducation ou la santé. L’éducation me passionne maintenant que je suis maman: tous les modèles d’éducation alternatifs, l’éducation positive, bienveillante. Et puis, dans le domaine de la santé, ce serait pour tout ce qui est nutrithérapie, etc. Mais aujourd’hui, j’aime ce que je fais, ça me correspond à 100%! Disons que je serais prête à travailler moins, à gagner moins, pour améliorer ma qualité de vie, être plus souvent avec mes enfants.

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