PAI propose 27,5 euros par action Ontex, le titre prend 35%

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PAI Partners a relevé son offre sur Ontex. Il propose désormais 27,5 euros par action. Mais il va d'abord examiner de près les comptes du groupe avant de lancer son offre. Le titre a clôturé sur un bond de 35%.

Après une première offre refusée par le conseil d’administration d’Ontex , PAI Partners a formulé, le vendredi 6 juillet, une offre améliorée. Le groupe de "private equity" a proposé un prix de 27,5 euros par action ce qui représente une prime de 42% par rapport au dernier cours. Cette offre valorise Ontex à 2,3 milliards d'euros.

PAI Partners a confirmé ce lundi matin qu'il avait relevé son prix à 27,5 euros le titre le vendredi 6 juillet. Une telle offre révisée a été formulée par PAI uniquement sur la base d’informations disponibles publiquement sur le groupe Ontex et sur le secteur dans lequel il évolue, précise le groupe français dans son communiqué.

"Due diligence"

Elle est sujette à certaines conditions incluant l’autorisation accordée à PAI d’avoir accès à la "data room" et à la réalisation satisfaisante d’une procédure de "due diligence" (examen approfondi des comptes, Ndlr) menée par PAI sur Ontex.

Le 8 juillet, alors qu’il n’était pas dans une position de recommander l’offre révisée, le conseil d’administration d’Ontex a permis à PAI de procéder à cette "due diligence". Après avoir mené celle-ci et pris les contacts nécessaires avec Ontex, PAI déterminera la position qu’il adopte, conclut-il dans son communiqué.

Ontex, pour sa part, n'a pas réagi officiellement à la nouvelle offre formulée par PAI.

La cotation de l'action Ontex qui était suspendue depuis vendredi matin a repris ce lundi à 13h. Le titre s'est envolé de 39% à 27 euros, avant de clôturer sur une hausse de 35,5% à 26,30 euros.

Annus horribilis

L'année 2017 fut une "annus horribilis" pour Ontex. La croissance promise de la marge bénéficiaire n'a pas été atteinte pour la deuxième année de suite. Et cela sera encore le cas cette année. Selon Bart Van Malderen, ancien propriétaire du groupe, cité dans De Tijd, un rachat est inévitable.

Une concurrence des prix plus aiguë, des matières premières plus chères, des chiffres décevants avec le rachat du Brésilien Hypermarcas et des problèmes opérationnels ont affaibli Ontex. Sur le long terme, le groupe profite toutefois du vieillissement de la population estiment des experts. La société est présente dans des marchés à forte croissance et il existe de l'espace pour une amélioration des marges, entend-on encore.  

L'avis des analystes avant la nouvelle offre

Certains estiment que GBL qui détient 19,98% du capital d’Ontex pourrait prendre la main dans ce dossier. Depuis son investissement initial dans le groupe en 2015, GBL a payé en moyenne 26,5 à 27 euros par action Ontex rappelle Cédric Duinslaeger de KBC Securities. Il verrait bien un scénario dans lequel GBL et PAI Partners travailleraient main dans la main pour boucler un "deal ". Il rappelle notamment que GBL dispose d’une large puissance de feu autour de 3 milliards d’euros, qu’il vise 15% de sa valeur d’actif net investie dans le "private equity" et que GBL et PAI ont déjà travaillé ensemble par le passé.

Chez Kepler Cheuvreux, Richard Withagen estime qu’il existe différentes options pour PAI et que le profil "risque-récompense est positif". Il pourrait relever son offre ou s’allier avec GBL. L’analyste rappelle que PAI Partners est tenace. Après avoir été éconduit début de l’année dernière avec une offre de rachat par l’embouteilleur Refresco, PAI Partners est finalement arrivé à ses fins en octobre avec un prix amélioré. Richard Withagen  évalue l’action à 28 euros, un prix qui ne comprend pas de prime de contrôle. 

Fernand de Boer de Degroof Petercam estime, pour sa part, que le prix de rachat atteindra 27 euros. Il se base sur les termes proposés lors de l’acquisition de Refresco par PAI Partners pour arriver à ce chiffre.

"Rejeter l’offre (la première, Ndlr) avait du sens dans la mesure où elle était probablement significativement inférieure au sommet de 35 euros atteint en février 2016 et sous le prix de l’augmentation de capital de mars 2017 (29,5 euros) et du placement de novembre 2015 à 28,10 euros" juge l’analyste.

 

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