Après Uccle, La French Épicerie part à la conquête de Waterloo

©Kristof Vadino

Le concept de La French Epicerie est simple: permettre aux 250.000 expatriés français de Belgique de trouver leurs produits alimentaires favoris dans une épicerie fine. Après le quartier Saint-Job à Uccle, Isabelle Porcel et son mari Philippe vont prochainement installer leur enseigne à Waterloo.

Vous êtes un titi parisien et vous rêvez d’une bonne baguette fourrée au véritable jambon blanc de Paris? Vous revenez de vacances en Corse et vous avez craqué pour une sublime confiture de citron concoctée par un artisan local que vous aimeriez retrouver?

Depuis le début de cette année, la place Saint-Job à Uccle accueille l’épicerie fine qu’il vous faut: La French Épicerie. Le concept fait un tel carton auprès des 250.000 expatriés français de Belgique qu’un deuxième magasin va ouvrir à Waterloo, six mois après le lancement de son concept à Uccle.

1.700 références
Rillettes de maquereau, cassoulet, huile d’olive, fondant au chocolat au sel de Gérande… Au total, La French Épicerie propose 1.700 produits en provenance de 30 producteurs locaux.

Jambon beurre et cassoulet

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Ici, pas de drapeau tricolore flottant au vent, la devanture peinte d’un bleu foncé très chic a pour seul clin d’œil aux origines picardes de sa propriétaire un logo accompagné de trois petits hexagones. L’aménagement intérieur fait penser à l’enseigne anglaise Fortnum & Mason ou encore, comme le revendique Isabelle Porcel, sa fondatrice, à un petit Fauchon.

Derrière la porte de La French Épicerie, 1.700 produits en provenance de 30 fournisseurs locaux attirent le regard des gourmets. Sur la shopping liste des visiteurs belges, on retrouve les plaisirs de bonnes fourchettes: un copieux cassoulet, les fameuses saucisses d’Emmanuel Chavassieux présentes dans de nombreux restaurants huppés ou encore des rillettes de maquereau au poivre sauvage de Madagascar. Sans parler des plateaux de fromages ou les tomates provençales, le tout en passant par les huiles d’olive corses de Furiani et le fondant au chocolat Baulois à la fleur de sel de Guérande.

"La Belgique permet de basculer assez vite vers une nouvelle activité professionnelle"

Rien ne prédestinait Isabelle Porcel, petite-fille de GI américain, à ouvrir un jour une épicerie. Après une formation dans une école de commerce de Compiègne, cette Française explique qu’elle a toujours servi de "couteau suisse" à son conjoint Philippe, entrepreneur dans la maintenance technique des éoliennes.

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Durant toute sa carrière, Isabelle Porcel est trimbalée alors de la direction financière aux ressources humaines de l’entreprise familiale, le tout entrecoupé d’une expérience d’une dizaine d’années à la gestion d’une franchise de la chaîne de meubles Casa.

Le fait déclencheur du départ vers Bruxelles fut la vente de l’entreprise de son mari en 2016. Échapper au régime fiscal français a pesé dans la balance mais pas seulement. Les époux Porcel sont intrinsèquement des entrepreneurs.

"Bien sûr, il y a les facteurs de proximité géographique et linguistique. Bruxelles, c’est une petite expatriation et un premier palier pour voyager. En outre, la Belgique permet de basculer assez vite vers une nouvelle activité professionnelle", nous raconte-t-elle.

Au départ, l’idée était de proposer un site internet sur lequel les amoureux des produits français pouvaient commander.

Cette formule en ligne fonctionne très bien en France mais très rapidement Isabelle Porcel s’est rendu compte que ce mode de consommation n’était pas encore rentré dans les mœurs belges. Selon elle, l’explication vient peut-être d’une organisation balbutiante des services de livraison de produits frais dans notre pays.

Les clefs du succès

L’épicerie en "dur" va voir le jour en décembre 2016, soit six mois après l’arrivée du couple à Bruxelles. Le concept fonctionne tellement bien auprès de la clientèle à la fois belge et française, que voilà les Porcel en route pour une deuxième ouverture (à court terme) à Waterloo.

"Après 6 mois d’ouverture, nous frôlons déjà le seuil de rentabilité hormis les investissements liés à l’immobilier proprement dit", précise la chef d’entreprise. Elle nous livre les recettes de sa réussite:

"Se concentrer à la fois sur des produits qui tournent vite et aussi surprendre ses clients avec des nouveaux produits frais. Il faut également maîtriser les approvisionnements auprès de fournisseurs locaux et surtout être bien entouré."

Le profil des clients qui poussent la porte du magasin? Il est très varié: "Cela va de la femme de l’ambassadeur au joggeur qui vient tous les jours manger son sandwich jambon-beurre!"

©Kristof Vadino

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