Catala contraint à la réorganisation judiciaire

©Nuis/Hollandse Hoogte

Le groupe, lourdement endetté, taille encore dans les effectifs et sollicite la procédure de réorganisation judiciaire. Il multipliera les cessions pour sauver les meubles.

La situation semble intenable chez le papetier, spécialiste du carton ondulé Catala. Après plusieurs semaines d’âpres négociations avec les syndicats, la direction de l’entreprise cotée sur Alternext Bruxelles est parvenue à arracher un accord sur une nouvelle convention collective de travail. Bilan: la sortie du payroll de 44 postes d’ouvriers, qui partiront en prépension "sur base volontaire" selon une source proche de la direction.

Mais surtout, confronté à des difficultés financières de plus en plus importantes, Catala n’a plus eu le choix et a sollicité son placement en réorganisation judiciaire. L’exercice 2011 se clôture sur une perte nette de 8 millions d’euros, emportée par une perte d’exploitation qui s’est lourdement creusée, passant de près de 670.000 euros à 4,36 millions d’euros. Le chiffre d’affaires est lui en déclin, passant de 36,2 à 34,4 millions d’euros. "Des mesures de réduction des coûts ainsi qu’une série de cessions d’actifs non-productifs ont été décidés. La recherche d’une solution de fond pour relancer Catala est également à l’étude. Ces décisions nécessitent du temps et Catala doit se protéger le temps nécessaire", explique Pierre-Marie Rodelet, administrateur délégué du groupe dans une communication aux investisseurs.

Matières premières

Dans le plan présenté au Tribunal de Commerce de Bruxelles, le groupe explique notamment ses déconvenues par des effectifs "disproportionnés par rapport aux normes de production actuelles", qui ont impliqué des plans sociaux coûteux. Surtout, le groupe pointe "une hausse hallucinante des matières premières" dont la répercussion sur la clientèle, forcément tardive, est à l’origine "d’une concurrence sauvage surtout de la part des grands groupes cartonniers" qui compensent les sacrifices consentis en Belgique avec d’autres marchés.

Ventes à tout-va

Reste désormais à apurer les 6 millions d’euros de passif, ce qui passera par la cession d’une très large partie du patrimoine immobilier du groupe, du site des anciennes usines à Braine-le-Comte à celui de Glain, en passant par le grand lotissement de Beersel et un immeuble au Ghana. Le régime actuel de chômage économique sera par ailleurs maintenu tandis que Catala a négocié en parallèle un emprunt d’un million d’euros auprès de la banque KBC, qui doit permettre de satisfaire aux échéances financières les plus proches.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés