Frédéric de Mevius estime le portefeuille de Verlinvest à 1,4 milliard d'euros

©Dieter Telemans

Le holding créé voici un peu plus de vingt ans par Frédéric de Mevius et Philippe de Spoelberch, deux des grands actionnaires d’AB InBev, est un véhicule d’"entrepreneurs".

Depuis les débuts du holding en 1995, les grands actionnaires belges du brasseur AB InBev intéressés par le projet Verlinvest y ont investi au total pour 530 millions d’euros. "L’an dernier, nous avons réalisé une augmentation de capital de 205 millions et cette année aussi, nous projetons d’injecter des capitaux supplémentaires dans le holding", confie, dans une interview à notre confrère "De Tijd", Frédéric de Mevius, cofondateur et directeur général de Verlinvest.

"Il n’est pas exclu que Verlinvest atteigne d’ici cinq ans une taille de 3 à 5 milliards d’euros."
Frédéric De Mevius
Directeur général de Verlinvest

Son portefeuille de participations est actuellement valorisé à environ 1,4 milliard d’euros, précise-t-il. "J’estime qu’il n’est pas exclu que Verlinvest atteigne d’ici cinq ans une taille de 3 à 5 milliards d’euros. Mais croître n’est pas un but en soi. Nous ne voulons pas d’un portefeuille plombé. Beaucoup plus important est le nombre de participations où nous pourrons réaliser à terme une sortie réussie. Des 350 à 400 dossiers que nous examinons chaque année, seuls deux ou trois aboutissent à des investissements. Nous préférons avoir un petit nombre de participations de 50 à 100 millions d’euros susceptibles de grandir au plan mondial, qu’une centaine d’entreprises dans lesquelles on devrait à chaque fois investir 10 à 15 millions pour une expansion limitée."

Entrepreneurs

"Je trouve important de montrer au monde extérieur que nous ne sommes pas juste des rentiers…"
frédéric de Mevius
directeur général de Verlinvest

Revenant sur la création du holding, au milieu des années 1990, Frédéric de Mevius souligne que l’objectif était de réunir les membres des familles actionnaires d’Interbrew autour d’un projet entrepreneurial. "Je trouve important de montrer au monde extérieur que nous ne sommes pas juste des rentiers, mais aussi des entrepreneurs."

"Nous nous devons de montrer à nouveau à chaque génération que nous sommes des entrepreneurs", ajoute-t-il.

Verlinvest s’est fixé pour stratégie d’investir dans les biens de consommations au sens large, en privilégiant trois sous-secteurs: l’alimentation et les boissons, les services aux consommateurs (soins, horeca…), les technologies numériques. "Nous sommes actifs dans un nombre limité de segments, mais à l’échelle mondiale", précise encore Frédéric de Mevius qui estime que peu de fonds d’investissement dans le monde agissent de même.

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