Ice-Watch ne rachète pas Rodania

©Saskia Vanderstichele

Après une première offre acceptée puis refusée, Ice-Watch ne rachètera pas la marque Rodania. Philip Cracco, le patron de Rodania, a envoyé un mail en ce sens à ses clients. Jean-Pierre Lutgen, le CEO d’Ice-Watch, nous a confirmé que le "deal était mort".

Game over. Il semble bien que les discussions du rachat de la marque Rodania par le groupe Ice-Watch ont capoté quasiment avant d’avoir démarré. Le week-end dernier, sur les ondes de la RTBF, Jean-Pierre Lutgen, le CEO d’Ice-Watch, avait laissé entendre qu’il visait un achat en Flandre, sans vouloir en dire plus. En fin d’émission, il avait sifflé un air ressemblant à s’y méprendre à la publicité de la marque Rodania, une ritournelle bien connue des amateurs de courses cyclistes.

Finalement, l’information avait été confirmée du bout des lèvres par Jean-Pierre Lutgen. Nous sommes en mesure aujourd’hui de révéler que le deal ne se fera pas.

Occasion belge manquée

D’après nos informations, une offre faite par Ice-Watch sur Rodania a bel et bien été acceptée il y a une dizaine de jours avant que, trois jours plus tard, Philip Cracco, le patron de Rodania, ne fasse marche arrière et refuse de valider l’offre en question. "C’est une occasion belge manquée", nous a expliqué Jean-Pierre Lutgen, qui a confirmé que le deal était mort. "Nous allons travailler à d’autres collaborations avec d’autres partenaires", nous a-t-il expliqué, refusant toutefois d’entrer dans le détail des discussions menées avec le patron de Rodania.

Effectivement, dans un mail envoyé à ses clients (lire ci-dessous) et à bon nombre de bijoutiers, le patron de Rodania, face aux rumeurs persistantes, a tenu à faire une mise au point. S’il reconnaît avoir été contacté par différentes parties intéressées ces dernières semaines, il précise ensuite avoir été confronté à une différence de vision stratégique concernant l’avenir de la marque. "Nous voulons donc insister qu’il n’est pas question de la reprise de Rodania ou d’un deal de quelque forme que ce soit". On ne saurait être plus clair. 

Ceci étant, ne perdons pas de vue que l’environnement d’un tel business est sans cesse mouvant et que le "non" d’un jour peut devenir "oui" le lendemain, tout n’étant finalement que question de circonstances ou de prix. 

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