Le "Birkin" restera le "Birkin"

©AFP

Hermès et Jane Birkin ont trouvé un terrain d'entente sur le traitement des animuax destinés à la fabrication des fameux sacs portant le nom de l'artiste.

La chanteuse et actrice Jane Birkin et la maison de luxe française Hermès ont réglé leur différend lié à la demande de l'artiste, engagée dans la protection animale, de débaptiser le mythique sac en crocodile portant son nom. Jane Birkin est "satisfaite des dispositions" prises par Hermès concernant le traitement de ces animaux.

Le risque d'image était grand pour le sellier. Devenu un de ses sacs emblématiques, le "Birkin" avait été lancé dans les années 1980 par Jean-Louis Dumas, ancien gérant d'Hermès, après sa rencontre avec la chanteuse qui lui avait confié ne pas trouver sur le marché de sac à la fois pratique et élégant.

Le "Birkin", qui compte parmi les sacs les plus recherchés de la marque, est vendu sur liste d'attente.

Son prix oscille entre 6.000 euros et plus de 20.000 euros pour les versions en peaux exotiques.

Fin juillet, Jane Birkin avait demandé à Hermès de "débaptiser le Birkin Croco, jusqu'à ce que de meilleures pratiques répondant aux normes internationales puissent être mises en place pour la fabrication de ce sac", l'un des plus chers au monde. Elle dénonçait notamment des "pratiques cruelles réservées aux crocodiles au cours de leur abattage".

Peta, l'organisation de défense des animaux, avait de son côté lancé en juin une campagne pour demander à Hermès de "cesser immédiatement d'acheter et d'utiliser des peaux exotiques".

Peta avait diffusé un film, notamment tourné au Texas et au Zimbabwe, après une enquête menée selon elle dans des élevages envoyant leurs peaux dans des tanneries fournissant Hermès. L'organisation affirmait que les animaux "croupissent dans de sombres hangars ou dans de tristes fosses en béton et sont tués avant même d'avoir atteint l'âge adulte".

Le film diffusé par Peta

Hermès a réaffirmé "son total engagement dans le traitement éthique des crocodiles élevés dans ses fermes partenaires" et a assuré avoir mis en place un vaste et rigoureux programme d'audit auprès de l'ensemble de ses fournisseurs de peaux".

Suite au film tourné par Peta, la maison a reconnu "un dysfonctionnement ponctuel lors de la procédure définie d'abattage" dans une ferme au Texas, qui a fait "l'objet d'un avertissement de notre part et d'une mise en garde en cas de non-respect des procédures". "Tout nouvel indicent entraînera l'arrêt immédiat de nos relations avec cette ferme", a-t-elle souligné.

Quant au Zimbabwe, les images tournées sont "antérieures au partenariat" d'Hermès avec cette ferme, et "certaines images ne proviennent pas de cet établissement", selon le groupe.

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