Le coronavirus signe la fin des jouets Bart Smit

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L'enseigne de jouets Bart Smit fera aveu de faillite ce lundi. Elle était en quête d'un repreneur depuis mai et partageait jusqu'il y a peu la centrale d'achat de Maxi Toys.

Comme de nombreux commerces, les magasins de jouets trinquent. L'enseigne Bart Smit Speelgoedpaleizen annonce ainsi qu'elle doit se résigner à faire aveu de faillite. La procédure sera lancée lundi.

"Malgré plusieurs négociations avec différentes banques, il n'a pas été possible d'obtenir un financement pour surmonter ces problèmes."
Direction de Bart Smit

Les mesures liées à la crise sanitaire ont porté le coup final à la marque qui était déjà déficitaire depuis plusieurs années. "Malgré plusieurs négociations avec différentes banques, il n'a pas été possible d'obtenir un financement pour surmonter ces problèmes", explique-t-on au sein de l'entreprise.

Le 5 mai dernier, la société avait déjà demandé l'ouverture d'une réorganisation judiciaire (PRJ). Un mandataire avait été désigné pour tenter de trouver un repreneur pour la totalité ou une partie des activités. À ce jour, il n'a reçu aucune offre concrète pour les 26 magasins (dont 2 en Wallonie) et les 108 salariés.

Maxi Toys a eu plus de chance

Les magasins de jouets étaient déjà fortement affectés par le commerce en ligne. La crise du Covid n'a pas arrangé les choses. Très vite Maxi Toys, chaîne soeur de Bart Smit car elle appartenait au même groupe néerlandais, Mirage Holding, avait aussi été placé en réorganisation judiciaire à cause de l'impossibilité de trouver une banque prête à dénouer les cordons de la bourse. L'enseigne avait toutefois trouvé un repreneur, King Jouet, pour 117 magasins belges et français et 826 salariés.

108
salariés
Bart Smit compte 26 magasins (dont 2 en Wallonie) et 108 salariés.

Les 26 magasins Bart Smit, qui avaient été rebaptisés il y a quelque temps Maxi Toys City, auront eu moins de chance. Cette chaîne avait été rachetée par Mirage Holding en septembre 2019, un groupe néerlandais dirigé par des anciens de Blokker. Celui-ci l'avait reprise des mains de Green Swan, un holding portugais. Mirage n'avait pas fusionné Bart Smit et Maxi Toys, mais avait tout de même instauré une collaboration entre les deux enseignes: la centrale d'achat de Maxi Toys allait alimenter également Bart Smit.

Les deux enseignes se sont retrouvées cette année dans les mêmes difficultés, qui les avaient toutes deux conduites à la PRJ par transfert. Mais depuis la reprise de Maxi Toys par King Jouet, la centrale d'achat ne pouvait plus fournir les magasins Bart Smit, ce qui n'a rien fait pour arranger les choses.

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