Melexis, le spécialiste belge des puces, dépasse les attentes

Dirigé par Françoise Chombar, Melexis a observé une hausse substantielle des commandes en septembre.

Melexis, le spécialiste des puces pour le secteur automobile, a délivré des chiffres trimestriels supérieurs aux attentes. Même topo pour ses prévisions du quatrième trimestre.

Melexis était encore l'une des rares valeurs de la cote bruxelloise à évoluer dans le vert ce mercredi matin avant d'être emportée à son tour par la vague de défiance qui s'est abattue sur l'ensemble des marchés d'actions.

Et pour cause. Renouant avec une vieille habitude, le spécialiste des semi-conducteurs pour le secteur automobile a dévoilé des résultats trimestriels nettement supérieurs aux attentes. Certes, les principaux chiffres clés montrent une faiblesse par rapport à la même période de 2019 mais ils affichent une croissance à deux chiffres par rapport au deuxième trimestre.

Commandes

Ainsi, les ventes grimpent de 21% par rapport à avril-juin à 121,6 millions d’euros alors que le consensus visait un chiffre de 111 millions d’euros. Même tendance pour le résultat d’exploitation et le bénéfice net. Ce dernier bondit de 54% à 14,9 millions d’euros, soit près de 4 millions de plus qu’anticipé.

54%
Le bénéfice net du 3e trimestre a grimpé de 54% à près de 15 millions d'euros par rapport au trimestre précédent.

"Durant le trimestre, nous avons remarqué une amélioration du sentiment des clients et, dans le courant du mois de septembre, une hausse substantielle des commandes" explique Françoise Chombar, la CEO de Melexis.

Le scénario se répète encore pour le quatrième trimestre avec un chiffre d’affaires attendu en hausse de 15% par rapport au précédent, soit 140 millions d'euros contre les 123 millions envisagés par les analystes.

Performance attendue

Après les chiffres solides de concurrents comme NXP et ST aussi bien que ceux d’un gros client, Sensata, on pouvait s’attendre à un trimestre supérieur aux estimations mais il se révèle encore meilleur, souligne Marc Hesselink d’ING ("conserver" ; 70 euros). La reprise en 2021 sera toutefois moins forte maintenant que l’année 2020 ne se révèle pas aussi faible que ce qui était craint auparavant  ajoute l’analyste.

"Durant le trimestre, nous avons remarqué une amélioration du sentiment des clients."
Françoise Chombar
CEO de Melexis

Ce qui est positif, note pour sa part Ruben Devos de KBC Securities ("conserver" ; 60 euros) c’est la croissance des ventes avec non seulement une progression dans le secteur automobile (qui représente 88% du chiffre d’affaires au 3e trimestre, NDLR) mais aussi une demande croissante pour des produits dans des marchés adjacents. "Ceux-ci contribuent à la hausse des marges et à rendre l’entreprise moins cyclique."

Chez Kepler Cheuvreux ("réduire"; 60 euros) , on se montre moins enthousiaste face à ce bilan trimestriel. "Nous continuons de penser que les bonnes nouvelles sont déjà dans le cours. En outre, la persistante de la seconde vague de la pandémie détériore la visibilité."

Degroof Petercam, enfin, va réévaluer son objectif de cours de 65 euros. 

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