La guerre commerciale sino-américaine empêche la fusion NXP/Qualcomm

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Après bien des rebondissements, le géant américain des semi-conducteurs Qualcomm renonce à son projet de rachat du néerlandais NXP. La cause? L'absence d'accord des autorités de régulation chinoises, sur fond de guerre commerciale entre Pékin et Washington.

Le groupe américain de semi-conducteurs Qualcomm a finalement échoué à mettre la main sur son concurrent néerlandais NXP faute d'accord des autorités chinoises. En toile de fond, le désir de transaction fait les frais de la guerre commerciale entre Pékin et Washington.

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Qualcomm a annoncé ce jeudi dans un communiqué l'arrêt de l'opération "avec effet immédiat", mettant fin à un projet à rebondissements, annoncé en 2016 et qui aurait constitué l'un des plus gros rachats du secteur. Qualcomm, spécialisé dans les composants pour téléphones portables, espérait initialement boucler fin 2017 cette transaction destinée à étendre ses activités aux marchés porteurs de l'automobile et des objets connectés.

Mais elle a connu de nombreux retards en raison de problèmes réglementaires et semble avoir in fine avoir été victime collatérale du conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis, qui s'affrontent à coups de taxes douanières réciproques et qui sont en concurrence frontale dans le domaine technologique. Selon la presse américaine, ce dossier était bien une des données de l'équation dans le bras de fer entre les deux puissances, même si responsables chinois et américains se sont bien gardés de le confirmer.

Un parcours semé d'embûches 

Dans des transactions de grande ampleur et ayant potentiellement un impact sur plusieurs marchés, elles doivent recevoir l'aval de différents régulateurs dans le monde. Le projet avait fini par obtenir souvent avec difficultés, l'autorisation des instances réglementaires de plusieurs pays. La Commission européenne avait ouvert en 2017 une enquête sur cette fusion entre les deux géants, avant de finalement l'autoriser en janvier.

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En février, Qualcomm avait relevé son offre de rachat sur NXP au grand dam d'un autre fabricant de semi-conducteurs, Broadcom, qui avait lui-même lancé une OPA hostile sur Qualcomm, bloquée finalement par la Maison Blanche, arguant de menaces pour la sécurité nationale.

Washington estimait que le rachat de Qualcomm par Broadcom --alors basé à Singapour-- aiderait des entreprises chinoises comme Huawei à dominer le marché stratégique de l'internet mobile ultra rapide, la 5G. Un autre groupe tech, le chinois ZTE, s'était retrouvé récemment lui aussi entre les tirs croisés des deux pays.

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