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La liquidation d'Arco approuvée

Marc Tinant (à gauche)et Francine Swiggers Françine (à droite) respectivement vice-président et présidente d'Arco. ©Lieven Van Assche

Après le Holding communal, c’est au tour du groupe Arco d’être officiellement placé en liquidation.

Les dirigeants associés à la liquidation

Les coopérateurs ont nommé, dans la foulée, un collège de liquidateurs. Il sera présidé par le réviseur d’entreprise Ludo Foqué. Ses autres membres sont Francine Swiggers et Marc Tinant, respectivement présidente et vice-président du comité de direction du groupe. Pourquoi ne pas avoir choisi, comme l’a fait le Holding, un liquidateur indépendan? "D’abord, Ludo Foqué, un ancien de PwC, vient de l’extérieur, et a notamment travaillé sur le dossier Sabena, répond Marc Tinant. Ensuite, cela présente l’avantage de la continuité: la liquidation a pour objectif d’optimaliser la valeur des actifs, or nous siégeons dans les conseils d’administration de nos participations et nous connaissons un certain nombre d’acheteurs potentiels."

Aux yeux d’Erik Bomans, associé chez Deminor, la situation est un peu plus nuancée. "L’avantage est que les dirigeants du groupe vont prendre leurs responsabilités et nettoyer le tout. Mais le désavantage, c’est que si des fautes ont été commises, les liquidateurs ne vont pas se retourner contre eux-mêmes."

Selon les échos que nous avons eus de ces assemblées générales, qui se sont déroulées à huis clos, il n’a guère été question de fautes lors des débats. Les coopérateurs particuliers ont posé pas mal de questions sur la garantie d’État qui devrait leur permettre, à l’issue de la liquidation, de retoucher le capital qu’ils ont investi - si l’Europe ne s’y oppose pas. Il y a eu beaucoup de questions, aussi, sur les pertes de Dexia, avec certaines confusions entre le groupe et Dexia Banque Belgique, désormais à 100% aux mains de l’État.

Dans les documents distribués aux coopérateurs, on voit qu’Arcofin, qui portait le gros de la participation dans Dexia, se retrouve avec un actif net négatif de 1 milliard d’euros. Elle entraîne dès lors dans sa chute Arcopar et Arcoplus, ses actionnaires.

Selon les simulations faites par le groupe, la vente ordonnée des différents actifs pourrait ne pas suffire à dédommager entièrement les créanciers: un "trou" de 100 millions d’euros est possible. Les banques détiennent pour un peu plus de 600 millions d’euros de créances: DBB d’abord, mais aussi ING, VDK et, ce n’était pas connu, KBC. Les coopérateurs institutionnels, eux, devraient perdre l’entièreté de leur mise.

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