Affaire Fortis: Ageas et Modrikamen fument le calumet de la paix

Ageas a accepté de verser une compensation conforme à l'accord néerlandais aux clients de Me Modrikamen qui ont exercé leur option de non-participation dans l’accord Fortis. ©REUTERS

Ageas est parvenu à un accord à l'amiable avec l'avocat Mischaël Modrikamen et ses quelque 150 clients ayant refusé l'accord collectif néerlandais dans le cadre de l'affaire Fortis.

Nouvelle épine hors du pied du groupe d'assurance Ageas dans sa quête pour solder le dossier de litiges hérité de la débâcle de Fortis.

Il annonce ce lundi être parvenu à un accord à l'amiable avec l'avocat Mischaël Modrikamen et ses clients. Ageas a ainsi accepté de verser une compensation conforme à l'accord néerlandais aux clients de Me Modrikamen qui ont exercé leur option de non-participation dans l’accord Fortis.

Me Modrikamen percevra, lui, un montant pour couvrir les frais et les dommages liés aux procédures judiciaires. Avec ses clients, il s'engage à mettre fin à toutes les actions en justice contre Ageas et les anciens administrateurs de Fortis concernés. 

"Avec cet accord, une nouvelle étape importante a été franchie pour mettre un terme aux héritages du passé."
Bart De Smet
CEO d'Ageas

Une solution équitable

"Je suis le dernier obstacle, il n'y a plus personne dans ce dossier. J'avais une trentaine d'avocats face à moi", déclarait en février dernier Mischaël Modrikamen en se constituant partie civile.

Aujourd'hui, Bart De Smet, CEO d'Ageas se dit satisfait. "Au fil des années, Ageas a toujours cherché à trouver une solution équitable pour les anciens actionnaires de Fortis tout en tenant compte des intérêts des parties prenantes actuelles du Groupe. Avec cet accord, une nouvelle étape importante a été franchie pour mettre un terme aux héritages du passé." 

Me Modrikamen affirme, pour sa part, que "cet accord clarifie désormais la situation".    

Vers la fin du dossier Fortis

Avec cet accord et celui aux Pays-Bas, Ageas voit doucement arriver la fin du chapitre Fortis. Il semble, en effet, qu'il ne reste plus que le litige opposant Ageas à Patrinvest (véhicule de deux familles héritières d’AB InBev: les Van Damme et les Van der Straten Ponthoz). Patrinvest a intenté une action en dommages et intérêts sur la base d’informations défaillantes ou trompeuses dans le contexte de l’émission de droits de 2007. Après avoir vu sa demande rejetée, Patrinvest a fait appel devant la cour d’appel de Bruxelles. L'affaire est dans l'attente d'une date pour les plaidoiries.

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