Ageas rembourse 233,5 millions à ses actionnaires

Jozef De Mey ©IMAGEGLOBE

Le groupe d’assurances a acté une réduction de capital ainsi que la nomination de deux nouveaux administrateurs.

Depuis la crise qui a mené au démantèlement de Fortis à la fin 2008, les assemblées générales d’Ageas (ex-Fortis Holding) tiennent rarement du long fleuve tranquille. Même si, avec les années, le niveau de virulence contestataire à fortement chuté. Pas vraiment le calme plat, donc, lors de l’assemblée extraordinaire de ce lundi - même si le menu, lui, n’avait rien d’extraordinaire. Au final, le résultat des votes en dit long: aucun des quatre points soumis n’a enregistré un score inférieur à 99,75 %.

Pas de distinction entre actionnaires

Le premier acte n’a pas suscité de remous. Dans le cadre de son programme de rachat de ses propres actions, Ageas proposait d’annuler 469.705 de ces mêmes actions. C’est lors du deuxième acte que des protestations se sont fait entendre. A savoir la réduction de capital de la maison-mère d’AG Insurance, à hauteur de 233,49 millions d’euros, via la redistribution aux actionnaires d’un euro net par action. Une opération liée au rachat, en avril 2013, par l’Etat de l’option d’achat accordée à Ageas sur les titres BNP Paribas détenus par la Belgique. Montant de cette transaction: 144 millions, qui devaient revenir aux actionnaires, conformément à l’accord passé avec la Commission européenne en 2009.

Ne peut-on réserver cette somme aux seuls actionnaires qui étaient présents avant la débâcle, afin que les nouveaux venus, qui sont peut-être rentrés au capital alors que l’action traînait sur le plancher, ne récoltent ce que d’autres "mériteraient"? Impossible, tranche Jozef De Mey, le président du groupe. Opérer cette distinction n’est pas faisable. "Nous avons toujours clairement communiqué là-dessus. Imaginez que ceux qui étaient mais ne sont plus actionnaires se mettent eux aussi à demander."

Avant le tomber du rideau, l’assemblée a adopté, sous réserve d’approbation par la Banque nationale, deux administrateurs indépendants: l’Italienne Lucrezia Reichlin, professeur d’économie à la London Business School, et le Britannique Richard Jackson, qui a oeuvré au sein de Citibank et Ping An. B.M.

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