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Ageas se recentre sur l'assurance dommages

Bart De Smet, CEO d'Ageas

Lors de son "Investor Day", Ageas a fait le point sur le chemin accompli et présenté ses objectifs stratégiques à l’horizon 2015.

En septembre 2009, après une période particulièrement troublée, Ageas, qui s’appelait encore Fortis Holding, s’était fixé une série de priorités, en particulier la rationalisation de son portefeuille d’assurances, un développement sélectif des activités en Europe et en Asie en privilégiant les partenariats, et l’optimisation de se performances opérationnelles, tout en gérant de manière proactive l’héritage du passé.

Trois ans plus tard, un Bart De Smet satisfait a fait le point sur le chemin accompli. "Nous sommes dans une position nettement plus solide qu’il y a trois ans", a-t-il souligné.

Ageas n’a pas seulement changé de nom, simplifié sa structure et réglé un certain nombre de dossiers hérités de l’ex-Fortis, grâce notamment à la transaction conclue avec BNP Paribas début 2012 ou à l’accord passé avec ABN Amro et l’État néerlandais plus récemment.

Des activités recentrés

Le groupe s’est retiré de la Russie, de l’Ukraine, de l’Allemagne, de l’assurance-vie en Turquie et dans l’assurance non-vie au Luxembourg, ainsi que des activités de réassurance. En parallèle, il a développé de nouveaux partenariats au Royaume-Uni, dans l’assurance non-vie en Turquie, ainsi qu’en Italie. Et il a élargi ses partenariats en Thaïlande et dans l’assurance-vie au Luxembourg.

Au total, ses encaissements ont progressé de près de 20% depuis 2008. Il a aussi commencé à rééquilibrer la répartition entre encaissements vie et non-vie, dont la proportion est passée de 80/20 à 70/30 – grâce notamment au lancement réussi de la collaboration avec Tesco, au Royaume-Uni.

Côté performances, le ratio combiné, qui compare les frais de gestion plus le coût des sinistres au total des primes encaissées, est passé de 102,5% fin 2009 à 98,3% à la fin juin 2012. En vie, la crise financière pèse sur les performances, mais Ageas a fortement réduit son risque dans les pays d’Europe méridionale, et a pu rester dans le vert. Il a également amélioré sa solvabilité ainsi que sa position de cash. 

Davantage de non-vie

"Nos ambitions ont été largement atteintes, mais nous avons décidé de revisiter notre stratégie pour les années à venir, étant donné ce que nous avons fait et appris, sans changement spectaculaire", souligne Bart De Smet.

Vu le climat économique difficile auquel il s’attend dans les prochaines années, avec notamment des taux d’intérêts bas et des clients qui redoutent le risque, Ageas veut, d’ici fin 2015, rééquilibrer encore davantage son portefeuille, en ramenant à 60/40 le rapport entre l’assurance-vie et l’assurance non-vie, diminuant d’autant sa dépendance aux produits de placement.

Ageas veut aussi mettre davantage l’accent sur les marchés émergents en Europe et en Asie, comme la Turquie, l’Inde ou la Chine. Il veut déployer sur ces marchés à forte croissance au moins 25% de son capital – contre 15% actuellement.

Il annonce aussi viser un rendement sur fonds propres d’au moins 11% dans toutes ses activités d’assurance, au lieu de 7% en 2011 — un seuil qu’il s’était déjà fixé comme rendement minimum pour ses acquisitions. Quatrième et dernière priorité clé: maintenir le ratio combiné de l’assurance non-vie structurellement sous les 100%.

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