Alliance-Bokiau cherche le plan B

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Le groupe de courtage en assurances Alliance-Bokiau était censé passer sous le contrôle de Nethys (à 51%) en mai 2020. Maintenant que le vent a tourné, quelle est la suite pour cette entreprise qui traverse une période financièrement délicate? La direction cherche la solution et se veut rassurante.

Dans le périmètre de Nethys, il y a aussi le groupe de courtage en assurances Alliance-Bokiau. À côté des VOO, Elicio et autres Vers L’Avenir, voilà une autre entreprise en pleine interrogation.

Alliance-Bokiau était censé passer sous le contrôle de Nethys (à 59%) en mai 2020. C’est ce qui avait été convenu en 2016, lorsque le groupe dirigé par Stéphane Moreau a pris 25% (via sa filiale Credis) dans ce gros courtier actif à Bruxelles, Charleroi, Ciney, Liège et Namur. Alliance-Bokiau emploie 70 personnes.

À l’époque, Nethys avait apporté 1,4 million d’euros en capital et 3 millions sous forme obligataire. L’intention était de développer un nouveau pôle assurances, aux côtés des télécoms, des médias ou encore de l’énergie.

Nethys comptait jouer la complémentarité entre l’assureur Integrale, dont il venait également de prendre le contrôle, et Alliance-Bokiau. Mettre ensemble un producteur et un distributeur d’assurances pour les faire fructifier, c’était l’idée.

Et maintenant?

Depuis lors, le vent a tourné. Le management a changé chez Nethys et Roger Dumont, CEO et actionnaire majoritaire d’Alliance-Bokiau, tente de savoir ce que sera la suite pour son entreprise. "Les contacts sont pris, il n’y a pas d’option arrêtée à ce stade", indique-t-il.

"Nous ne sommes pas encore revenus dans le vert mais nous y serons à la fin de cette année."
Roger Dumont
CEO Alliance-Bokiau

Alliance-Bokiau n’est pas dans la meilleure situation financière qui soit. Selon les comptes annuels 2017 (ceux de 2018 n’ont pas encore été publiés), les capitaux de la maison sont négatifs de 1,5 million d’euros et la perte reportée atteint 1,8 million. "Il y a deux raisons à cela, réagit Roger Dumont. D’une part, les frais de restructuration suite à la reprise de Bokiau par Alliance en 2015 et, d’autre part, d’importants coûts de développement informatique. Nous avons investi plusieurs millions d’euros dans une plateforme CRM (gestion de la relation client, NDLR), que nous sommes sur le point de vendre." Le patron se veut rassurant. "Le gros du travail est fait, la société est relancée. Nous ne sommes pas encore revenus dans le vert mais nous y serons à la fin de 2019."

On ajoutera qu’un différend oppose actuellement Alliance-Bokiau à l’assureur Ethias, qui a assigné le courtier devant le tribunal de l’entreprise de Liège et exige un recouvrement forcé. La procédure est en cours. "Une solution me semble en vue", selon Roger Dumont.

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