Après 5 années d'attente, la liquidation d'Arco rapporte peau de chagrin

©Lieven Van Assche

Les coopérateurs d’Arco ne pourront compter que sur l’État belge, Belfius et Beweging.net. Le gouvernement a mis sur pied un groupe de travail pour élaborer un plan B.

Les coopérateurs d’Arco ne devront pas compter sur Arco, la branche financière du mouvement ouvrier chrétien (beweging.net), pour récupérer l’essentiel de leurs deniers. Les rapports de liquidation récemment déposés révèlent en effet qu’il reste à peine 50 millions d’euros pour les coopérateurs, qui sont près de 800.000.

Entre fin 2011 et fin 2016, les sociétés Arco (Arcopar, Arcoplus, Arcofin, Arcosyn) ont liquidé 738 millions d’euros d’actifs. Mais elles ont aussi 542 millions de dépenses à couvrir et de dettes à honorer. Reste: 196 millions. Sauf que… Les sociétés doivent encore en reverser 146 millions à l’État belge, pour financer l’amende européenne infligée pour soutien illégal de l’État aux coopérateurs (lisez: la garantie d’État). Il ne pourrait donc rester au final que 50 millions d’euros.

Le montant restant après liquidation peut, cela dit, encore augmenter.

Arco détient encore des obligations de l’ancienne Artesia (aujourd’hui Belfius) – dont la valeur nominale s’élève à 85 millions d’euros –, des actions Auxipar (une partie d’Arco qui n’est pas en liquidation) et plusieurs milliers d’actions ING , GBL et Dexia .

600 millions

Quoi qu’il en soit, il restera très peu pour les coopérateurs. Ceux-ci devront donc compter sur l’État belge, Belfius et beweging.net pour récupérer leur argent. Lors des négociations gouvernementales, il avait été convenu qu’ils reverraient 40% de leur investissement ou 600 millions, répartis également entre Beweging.net, Belfius et l’État belge.

Dans la mesure où il apparaît aujourd’hui que la liquidation d’Arco risque de rapporter très peu, la pression est plus forte sur les trois parties pour qu’elles desserrent les cordons de la bourse.

Groupe de travail

On devrait en savoir davantage dans les prochains mois, voire dans les prochaines semaines.

Après le rejet, par la Cour européenne de Justice, du règlement d’Arco, le gouvernement a mis sur pied un groupe de travail dont la tâche est de définir un plan B. Le CD&V veut que ce règlement soit finalisé le plus rapidement possible, afin que tout le monde puisse récupérer une partie de son investissement avant la fin de la législature, en 2019.

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