Arthur Andersen fait le pari du retour

Arthur Andersen a chuté avec le scandale Enron ©Bloomberg News

Il figurait autrefois parmi les Big Five de l’audit. Mais c’était avant le scandale d’Enron, qui a provoqué sa chute. Aujourd’hui, Arthur Andersen entend reprendre sa place sur le marché international.

Tel un phénix, Arthur Andersen renaît de ses cendres. La société qui comptait parmi les "Big Five" de l’audit avait été démantelée en 2002. Une chute qu’elle doit au scandale du géant de l’énergie, Enron. Blanchie par la Haute cour de justice américaine en 2005, la société Arthur Andersen fait aujourd’hui le pari audacieux de revenir au devant de la scène internationale sous sa marque historique.

"Notre business model séduira tous ceux en quête d’une nouvelle donne dans le conseil."
Stéphane Laffont-Réveilhac
Cofondateur

"Nous discutons avec nos futurs associés en Europe, aux Etats-Unis, en Chine, en Inde et au Moyen-Orient", explique Véronique Martinez, cofondatrice et associée. "Notre business model est construit sur les valeurs et les forces historiques d’Arthur Andersen. Nous avons appris du passé et avons gardé l’essence même du modèle que j’ai connu chez Arthur: l’excellence et l’innovation".

• Dépeçage de la firme

Parti des métiers comptables, Arthur Andersen s’était dans les années 50 diversifié en ajoutant l’audit et le conseil juridique et fiscal comme cordes à son arc. Ensuite, c’est la série noire: Enron, Worldcom,…. Ces scandales lui seront fatals. En perte de confiance auprès de ses clients, Arthur Andersen tente de sauver les meubles en procédant à un vaste de plan de licenciement. Sept mille emplois passeront à la trappe aux Etats-Unis au début des années 2000.

7.000
Le nombre d'emplois passés à la trappe aux Etats-Unis au début des années 2000 suite au vaste plan de licenciement.

En 2002, Paul Volcker, ex-président de la Fed, prend la supervision du cabinet d’audit via un comité indépendant. C’est alors que commence le dépeçage de la firme. KPMG, Deloitte, Ernst & Young et dans une moindre mesure PricewaterhouseCooper se partagent les activités mondiales. Les Big Five cèdent ainsi leur place aux Big Four.

"Notre business model est unique, audacieux et volontaire. Il séduira tous ceux, clients et collaborateurs, en quête d’une nouvelle donne dans le conseil aux entreprises", indique Stéphane Laffont-Réveilhac, cofondateur et associé, visiblement désireux de rendre à Arthur Andersen sa place dans le marché des services "b2b".

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