Axa doublement frappé en Belgique

©REUTERS

Axa a vu son bénéfice net augmenter de 4% au premier semestre mais il a été freiné par des éléments exceptionnels. En Belgique, le terrorisme et les inondations ont pesé sur les comptes de l'assureur français.

Axa fait état d'une hausse de 4% de son résultat net au premier semestre. La cession de deux immeubles aux Etats-Unis (626 millions de gains exceptionnels)  a notamment permis de compenser le coût des catastrophes naturelles depuis le début de l'année.

Le numéro deux de l'assurance en Europe, après l'allemand Allianz, a dégagé sur les six premiers mois de l'année un bénéfice net de 3,207 milliard d'euros, contre 3,077 milliards un an plus tôt. Sur la période, son résultat opérationnel est resté quasiment stable à 3,063 milliards d'euros.

 

• Et en Belgique?

L'assureur a vu son résultat opérationnel en Belgique diminuer au premier semestre de 14,2% par rapport à la même période de 2015. Axa a été confronté dans notre pays aux inondations des mois de mai et juin ainsi qu'aux attentats terroristes du 22 mars.

Dans le segment non-vie, le résultat opérationnel accuse même un repli de 44,5%. Par contre, en vie, le résultat opérationnel d'Axa est en hausse de 25,3%.

L'encaissement brut, qui représente les primes payées par les clients, a diminué de 18,9%, en raison notamment d'un intérêt moindre pour les produits d'assurance épargne individuelle dans un contexte de taux au plancher. Les produits d'investissement ont par contre gagné en popularité.

La division bancaire d'Axa en Belgique a pour sa part vu son bénéfice net grimper de 49% au premier semestre, à 55 millions d'euros. Axa Banque en Belgique a notamment bénéficié de chiffres records en matière de crédits hypothécaires, d'une hausse sensible des crédits professionnels et de l'intérêt croissant pour les produits d'investissement.

 

Quels sont les objectifs du groupe?

A horizon 2020, l'assureur compte faire croître son résultat opérationnel par action de 3% à 7% en moyenne chaque année et réaliser 2,1 milliards d'euros d'économies supplémentaires. Gérald Harlin, directeur financier du groupe, a souligné que ce plan stratégique était "adapté à l'environnement actuel" marqué par des taux d'intérêt historiquement bas et une forte volatilité sur les marchés financiers.

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