Bois Sauvage: feu vert du tribunal correctionnel à l'accord à l'amiable

©BELGA

La semaine dernière, le Parquet et Bois Sauvage parvenaient à un accord sur une transaction pénale permettant d'éviter un procès.

Le tribunal correctionnel bruxellois a avalisé vendredi la transaction pénale conclu la semaine dernière entre le Parquet et  Bois Sauvage. Cet accord permet ainsi au holding d'éviter le procès pour délit d'initiés. Le montant de la transaction a, lui, été fixé à 8,5 millions d'euros.

Pour mémoire, le holding avait été renvoyé en correctionnelle pour délit d’initiés. On lui reprochait la vente de 2,6 millions d’actions Fortis le 3 octobre 2008. Or, à cette même date, Luc Vansteenkiste, qui opérait sous la double casquette d’administrateur de Bois Sauvage et de Fortis, avait assisté à un conseil d’administration de Fortis Banque. Lors de cette réunion, il avait été informé du démantèlement de Fortis, une information qui devait être divulguée dans la soirée, après clôture de la bourse.

L’instruction, menée par le juge Michel Claise, a permis de déterminer qu’à l’issue du conseil d’administration de Fortis Banque, Luc Vansteenskiste, ancien président de la FEB, avait passé un coup de téléphone à Vincent Doumier, administrateur délégué de Bois Sauvage.

C’est après ce coup de téléphone que Bois Sauvage a décidé de se défaire de 2,6 millions d’actions Fortis. A ce moment-là, elles valaient encore 4,5 euros. Le lundi suivant, après l’annonce du démantèlement, elles ne valaient plus que 1,5 euro.

Au final, après enquête, la Chambre du conseil décidera de renvoyer en correctionnelle cinq personnes physiques et trois sociétés:

Vincent Doumier, administrateur délégué de Bois Sauvage,

Luc Vansteenkiste, administrateur,

Yves Lienart, membre du comité de direction et

Luc Willame, administrateur, étaient poursuivis pour délit d’initiés.

Comme le holding lui-même et les sociétés Yvax (Yves Lienart) et Sogelam (Luc Willame).

Le dossier comprenait également un volet faux en écriture portant sur la rédaction d’un procès-verbal antidaté au 2 octobre 2008. Ce PV justifiait la vente des 2,6 millions d’actions Fortis. Mais l’enquête a démontré que cette prétendue réunion du 2 octobre n’avait jamais eu lieu. C’est dans ce contexte que Vincent Doumier, Yves Lienart, Laurent Puissant (membre du comité de direction) et le holding étaient poursuivis pour faux en écriture.

 

 

 

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés